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mercredi 5 novembre 2014

Le grand départ / The big jump



Lundi 3 novembre, 05h48. 
Je me réveille d'un court et discontinu sommeil...quelques minutes avant que le réveil ne sonne. Hop hop hop, à peine debout et je suis déjà à fond, mais en tentant de rester méthodique, pour surtout ne rien oublier, car une fois que je serai en route, il n'y aura pas de retour possible.
Passage éclair à la salle de bain, cul sec d'un verre d'eau et vol à l'étalage (de frigo) d'une pomme pour plus tard (merci Lucas). 
Bref passage sur l'ordi pour vérifier qu'aucun mail de la compagnie stipulant un changement d'horaire ou une annulation ne m'a été envoyé et que la propriétaire de la chambre que je vais louer sur place ne m'a rien dit de plus. 
Rangement des quelques affaires restantes dans les différents bagages, en fonction de leur utilité, grand soulagement de constater que tout rentre, et que j'arrive encore _ avec un petit effort quand même_ à les fermer.



O6h30, heure fatidique. Il est temps de faire corps avec le sac de rando (sur le dos), le sac à dos alias bagage à main (sur le ventre) et la valise (à roulette, ouuuuuf). MMmmmmmmhhhhhpffffffffff, tant bien que mal; je m'équipe, j'ouvre la porte, je laisse la valise, je rerentre en me contorsionnant pour ne pas faire trop de bruit (certain chanceux dorment encore comme des loirs), j'éteins la lumière, je ressors et je ferme la porte. 



Ensuite, direction l'inconnu!! Première difficulté, l'escalator, encore novice dans l'art d'y positionner la valise, j'ai failli la perdre (mais pas tuer un pauvre innocent, les passants se faisant rare à cette heure matinale.), puis métro, où un homme fort empathique me propose de porter ma valise dans les escaliers. Ensuite, correspondance avec la ligne de RER desservant l'aéroport, où là également, un jeune homme au look de voyou sans foi ni loi s'émeut de mon calvaire et me demande, avec une pointe de pitié dans la voix "vous avez besoin d'aide madame?". Bon, il me donne quel âge celui là? Mais j'accepte bien sûr grandement soulagée (cette fois, les escaliers montaient), et je l'aide à la porter. Non seulement il ne s'est pas barré avec arrivé en haut, mais il m'a en plus gratifiée d'un "bon courage". Hé oui, une preuve supplémentaire qu'il n'est jamais très malin d'estimer une personne à partir de préjugés forcément réducteurs. Chouette, je galère, mais ça me met de bonne humeur (2 propositions d'aide spontanée, et par des parisiens?! Ca, c'est une bonne journée qui commence). 



Youpi, je suis sur le bon quai, dans un timing plus que large, et miracle, le bon RER se pointe!! Guillerette, mais dans l'impossibilité physique de le faire en sautillant, je monte dans le wagon. Pesée du pour et du contre: je m'assois, je reste debout? Avec tout mon fatras, je prendrais à moi seule au moins 3 places, dans un moyen de locomotion qui n'est pas _ sans critiquer aucunement, voyons, quelle idée _ franchement intelligemment agencé, et qui, contrairement aux apparences, est quand même censé brasser du monde. Bon, je reste debout, dans un touuut petit coin, je cale mon sac de rando contre le mur (personne ne me piquera des affaires fourbement avec la fermeture centrale), et je tiens ma valise également contre moi, histoire de permettre, quand même, aux autres passagers de rentrer/sortir et survivre à leur trajet sans risque de suffocation. En mode sardines à la sueur, nous encaissons chaque arrêt, départ, et même une engueulade entre deux mecs _ ouf_ à la grande gueule mais réticents au passage à l'acte. Super. Comme si j'étais en condition pour jouer Pascale la grande soeur (enfin, vu l'âge des mecs, ça aurait plutôt été la grand mère)! Un mec sort, l'autre raconte à qui veut l'entendre que enfin c'est insensé cela, et qu'il aurait bien pu faire regretter à l'autre et blablabla oui trop cool, mais moi j'ai mal aux épaules, et aucune position n'est plus confortable qu'une autre. Blasée, comme tous ces parisiens à l'air fatigué, j'attends. 



Et ça y est, enfin, la terre promise!! Oui bon, l'aéroport, quoi. Je suis les pancartes, ha tiens, terminal 3, je crois bien que c'est le mien, c'est parti. Les pancartes dirigées vers l'extérieur et annoncant 5mn de marche (soit 2h quand on sait parler l'aéroport) ne me font pas peur, et toute guillerette, quoi que à peine mobile, je commence le périple. Soudain, arrivée au 4éme panneau (annoncant toujours 5mn), une autoboutade m'a traversée l'esprit: et si, comme une idiote, je m'étais fourvoyée depuis la pancarte n° 1 et que mon avion n'était pas à ce terminal?  Naaaaaon, c'est pas possible! Bon, pour en avoir le coeur net, je farfouille à l'aveuglette dans la pochette de mon sac à dos ventral, et, scrutant avidement les infos de ma réservation, je déchante. Ben ouais grosse maligne, il y a bien une histoire de terminal 3, mais c'est à ton arrivée à Toronto, que tu ne risques pas d'atteindre un jour en commençant ton trajet comme ça. 

Faisant contre mauvaise fortune bon coeur (ou plutot, contre négligence, positive attitude), je m'autoremets dans le droit chemin et arrive à la navette pour le (bon) terminal. Une femme m'explique même, en anglais (!), qu'elle cherche le terminal 2. Fière comme une Coquette, je lui dit de remonter et de suivre ensuite les pancartes; et je monte dans la navette, en vérifiant bien qu'elle me mène au bon endroit: oui, elle va de "Vous êtes ici" à "terminal 1" en passant par "parking". Nice. Allez ma vieille, tu t'en sors pas si mal, c'est cool, t'es trop ouf, haaaa reine du monde! C'est sur ces pensées approximatives que je suis descendue à l'arrêt suivant, en mode bêcheuse écervelée. Car vous l'aurez compris, je suis descendue à l'arrêt parking. CLAP CLAP CLAP!! Je l'ai moi même compris après avoir monté l'ascenseur, descendu l'ascenseur de l'autre coté, m'être insurgée contre ces idiots d'incompétents incapables de baliser la sortie pour le terminal, avoir remonté l'ascenseur, puis être redescendue du bon coté, cette fois ci pestant contre la bêtise Lauraienne. Le manque de sommeil ne me réussit pas on dirait! Allez, encore un effort, je descends enfin là ou je le dois, et puis je fixe avidement les tableaux de départs: cool ,l'avion est prévu à l'heure, je sais où je dois me rendre, tout va bien. N'ayant pas de billets à proprement parler, juste ma réservation, je m'informe auprès d'une employée du bureau information, qui, vu le regard courroucé qu'elle m'a lancé, ne doit pas avoir compris qu'amabilité et compétence étaient peut être requis pour occuper un tel poste. 
Bon, apparemment, je dois juste attendre de pouvoir effectuer le check in et l'enregistrement des bagages 2h avant le départ...ha, génial, il ne me reste que 2h à rien faire d'autre que promener ma maison. Forfait téléphonique résilié, bouquin au fond du sac, pas de smartphone, et pas question de relâcher ma surveillance active des bagages en m'accordant une pause ronflements. Su-per. Mais là encore, parfait timing, un mec a l'air de se morfondre autant que moi , et c'est parti pour une discussion fort intéressante qui aura eu le mérite de faire passer le temps plus vite. Yay, là, d'un coup, je me rappelle ce qui me plait autant dans le voyage, et ma motivation (écrasée par le poids des bagages et menacée par le manque de sommeil) remonte en flèche. 



Ensuite, check-in, première sueur froide: "vous n'avez qu'un aller simple?!" Oui, effectivement, je ne compte pourtant pas envahir le Canada en mode incognito, juste profiter à fond de mon visa vacances-travail...Bon, ça passe finalement, après présentation de la lettre d'introduction de l'ambassade (permis de travail). Débarrassée de la valise (qui pesait 23,1 kg au lieu de 23, le finalement-pas-si-méchant-monsieur m'explique que je dois amener mon sac de rando ailleurs car il est considéré comme "hors format". Pfff, bon allez, ça va, ce n'est pas si loin, je suis large et je n'ai jamais été si près du but. Ensuite, passage obligé, le contrôle de sécurité. Sans pourtant avoir réellement quelque-chose à craindre, j'appréhende toujours cette étape. Bon, peut être déjà parce que j'ai toujours peur que mon bagage à main ne leur plaise pas, et aussi parce qu'ayant toujours manteau/chaussures/ceinture sur moi, c'est toujours encombrant de se désaper , de sortir les objets électroniques (j'en ai moultes!) ainsi que la trousse contenant les liquides. Mais bon, cool chouette tip top, je passe de l'autre coté sans problème, et, me déhanchant en vain pour intimer l'ordre à mon pantalon de remonter (ben oui, j'ai plus de ceinture, vous vous rappelez?), je porte à bout de bras (et de souffle, je meurs de chaud et je transpire comme une vieille vache) tout mon fatras jusqu'au banc le plus proche pour bien ranger tout cela. 

Ensuite, il n'y a plus qu'à attendre. Je regarde vaguement la foule affamée agglutinée aux tables, et je décline toute idée d'aller m'acheter un truc à manger: mon estomac est déjà rempli par le stress du matin et l'impatience d'enfin décoller. 

1er vol, plus que satisfaisant. Pour le prix dérisoire (au regard des prix pratiqués, hein, malheureusement pas du point de vue de mon compte en banque) auquel j'ai payé mon billet, je m'attendais presque à partager une chaise électrique recyclée avec mon voisin, et à avoir droit au panel des stewards les plus grincheux. Mais que nenni!! C'était le grand luxe (oui, bon, en classe économique et à mes yeux de novice, mais quand même); avec des sièges confortables et même...une tablette avec un large choix de films, musique, et autres présentations de séjour en Islande . Wahouuuuu, sympa la compagnie low cost! Heuuu, ha, ça y est, je viens de réaliser: en fait Icelandair, c'est juste l'équivalent d'Air France pour l'Islande...*CLAP CLAP CLAP* quel sens de la déduction, il ne m'aura fallu que 4 mois et la preuve par 3 pour en arriver à cette subtile conclusion!! N'étant pas à coté de la fenêtre (contredisant malheureusement mon billet), je n'aurai pas pu prendre beaucoup de photo des beaux paysages islandais (en bonus pour vous tout de même, un aperçu de geysers ==> en fait non, j'ai fait une fausse manip et supprimé toutes les photos du voyage...)


Mais Johnny Depp m'a bien consolée avec sa belle interprétation d'Edward aux mains d'argent, et je me suis mise direct dans le bain en préférant la version anglaise à celle islandaise (j'aime les challenges, mais il y a des limites!).




Arrivée à Reykjavik, je passe sans encombre le contrôle de passeport et billet d'avion (obligatoires pour toute destination vers les USA et le Canada), et j'ai même le temps de surfer sur le wifi gratuit (enfin, plutôt troqué contre mes données personnelles, mais bon , je ne suis plus à ça près...). Ensuite, 2ème embarquement, waaaaow, je me retrouve dans la rangée juste à côté de la porte, avec suffisamment de place pour étendre les jambes. Niiice! Mais rançon de la gloire, près d'une issue de secours, les bagages à main doivent être rangés dans les compartiments supérieurs...des rangées (loin) devant. Oups, je fais moins la maligne: Il y a juste absolument TOUT dans mon sac, de l'ordi aux papiers essentiels. J'essaie de ne plus y penser en regardant des séries (oui, car il y a même friends, tbbt, himym enregistrés dans la tablette, yeah). Ha, et je devrais peut être dormir aussi, advienne que pourra...mouais, pas si bonne idée, ou du moins, pas entièrement réalisable: il fait froid et un bruit terrible près de l'issue de secours. Ma voisine de siège, multifonction, polyglotte, à 3 nationalités comprenant que j'ai une migraine peu sympathique m'indique que, parmis ses nombreuses compétences, a également été masseuse. En 2 temps 3 mouvements, sans trop savoir ce qui m'arrive, je me retrouve assise par terre à me faire tauteler la tête. LOL. Ça, j'aurais jamais prédit...mais ça briévement atténué les dégâts. Vivement l’atterrissage, quand même, le manque de sommeil commence vraiment à se faire sentir. Une carte de déclaration pas-sio-nante nous est distribuée, pour savoir si l'on est terroristes, ou si on passe des objets tendancieux sans les déclarer. Ha , et comme d'habitude face à ce genre de formulaire à la bguiehgireughureg (censuré),je me pose 10 000 questions. Notamment à celle ci : "avez vous visité une ferme récemment, et projetez vous d'en visiter une prochainement"? 


Et puis, ça y est. Le moment tant attendu, et tant appréhendé arrive enfin. Le passage au service immigration. Permis de travail, Attestation de Fond, attestation d'assurance, passeport...j'ai tout en main dans une pochette, je suis parée bien que terrifiée: et si et si et si!! L'employée regarde mon passeport, et me demande pourquoi je viens.J'explique mon cas, elle me demande, sympathique et souriante, si je compte rester à Toronto ou voyager etc, la causette quoi. Je lui donne mon permis de travail et attends qu'elle me demande d'autres documents...ce qu'elle ne fera pas. Elle me demande de patienter quelques minutes un peu plus loin , elle m'appellera quand ce sera bon. Je m'assieds le plus près possible, afin d'être réactive lorsque mon nom, à consonance difficile pour un anglophone, sera baragouiné. Je peux toujours attendre, c'est d'un "Laura?" qu'elle me gratifie, me rend mon passeport avec le sacro saint visa agrafé, et m'indique où aller pour obtenir mon "SIN number" (numéro d'assurance sociale), obligatoire pour travailler. Je me paie même le culot de lui demander la durée approximative de la démarche, comme je dois récupérer mes bagages et essayer de contacter ma propriétaire qui m'a offert de venir me chercher. Tout sourire, elle me dit que je pourrai le faire quand je voudrai, auprès d'un bureau "service Canada". 


Sans y croire, je fixe le bout de papier rose qui dépasse de mon passeport. Ca y est, enfin, après toutes ces démarches, ces incertitudes, je l'ai, mon visa vacances travail!!! Du coin de l'oeil, je repère un bureau de change, et je poursuis mon chemin jusqu'au tapis à bagages. Après une  ou deux éternités, les premiers bagages commencent à arriver. Aux premières loges, je scrute avidement. Mais 5mn, 10mn, 15mn passent, les gens partent petit à petit, et je n'ai toujours aucun bagage. Aïe Aïe Aïe!! Tout cela était trop beau...je commence à me faire un film sur quand et comment les récupérer, comment faire en attendant, et çi et ça et haaaaaaaaa!! Quand soudain, ô miracle, un sac de rando bleu et vert pointe le bout de son rabat, et YES c'est le mien, bientôt suivi par ma valise. Aux anges, je trimballe tout ce petit monde jusqu'au bureau de change ou je demande à connaitre les taux. Ha mais ça dépend du montant me dit-on. Ben non c'est la commission ça...A partir de 300euros, pas de commission!Non, non, je vais changer 100, mais à quel taux? Ca dépend du montant...dialogue de sourds, mais employée souriante, je n'ai pas la force de marchander, je sais bien que je me fais forcément avoir en changeant ici, mais, hé, il quand même bien pratique d'avoir un peu d'argent local sur soi, et je pourrai toujours prendre le temps de comparer les bureaux de change pour le reste. De chaleureux "nice stay" et "take care" accompagnent mon départ pour une nouvelle vie (de un an). 


Allez, je vais commencer par repérer le numéro sur la colonne la plus proche pour expliquer à ma proprio où venir me chercher. Mais haem, où suis? "Can I help you?" C'est une femme de ménage, souriante et à l'air attentif qui s'apprête à m'indiquer où aller. J'explique, elle me répond qu'ici, c'est l'accès au parking, mais qu'il faut que j'aille...non, je ne rêve pas, elle abandonne sa besogne pour me montrer la terre promise à travers la vitre, elle s’enquière de ma bonne compréhension et termine sa mission chaleureux sauvetage en appelant et programmant l'ascenseur. Sous le choc, je la remercie au centuple et lui adresse de sincères "take care". 
Waow, c'est donc bien ça, la mentalité canadienne. Ce n'est pas juste une stratégie commerciale pour vendre plus de coffrets intégraux d'How I Met Your Mother, en assignant d'humoristique préjugés à Barney envers Robin! Ca laisse présager de belles expériences...

Arrivée à bon port, je jette un coup d’œil à la colonne la moins prisée par les automobilistes, et je rentre profiter du wifi pour tenter de joindre ma proprio, sans succès. Zut, je vais devoir passer à l'étape skattage d'un téléphone. Je finis par trouver quelqu'un qui me le tend après avoir passé son appel, et je tappe (anxieusement) le numéro. Après tout, c'est la dernière étape critique: la personne existe t'elle? Est elle bien celle qu'elle prétend être? Le logement est-il conforme à l'aperçu que j'en ai eu? Surprise, surprise...
J'adosse mes bagages à la colonne, et j'attends, les mains dans les poches. Il fait plus froid qu'à Paris, mais c'est largement supportable. Rien à voir avec les moins 1000 de l'imaginaire collectif dès que le mot "Canada" est prononcé.


Soudain, une voiture se gare, et une jeune femme en descend...mais oui, on dirait bien Yamuna, la personne avec qui j'étais en contact via fb pour louer une chambre. On se gratifie mutuellement d'un "hi"/"hello", puis, souriante, elle m'aide à charger mes bagages dans le coffre (il n'est pas autorisé de s'éterniser sur ces places), et vient le temps des salutations à proprement parler. Oups, petite hésitation de mon coté: mais au fait, comment on se salue ici?! Réponse : le fameux "hug", une courte mais chaleureuse accolade. 

La voiture se dirige vers l'autoroute, enfin plutot la 4 voie, enfin cela n'a pas d'importance je crois qu'ici il n'existe qu'un nom: highway. Yamuna s'enquière de mon voyage, je la remercie pour tout (oui, ce n'est pas très précis, mais il y a tellement de choses pour lesquelles je lui suis reconnaissante: un panel d'informations via nos conversations fb déjà, sa flexibilité sur les conditions, sa proposition de venir me chercher à l'aéroport...). Ensuite, elle me présente rapidement le coin, et lorsque nous arrivons à proximité du domicile, elle m'offre même un tour gratuit pour me monter le mall - ♬ Everybody come and playy, let's go the maaaaall, todayyyy! 𝅘𝅥𝅯... oups, désolée _ bon en gros, le gros centre commercial, les arrêts de bus, la banque... C'est vraiment pratique pour repérer directement le quartier. Pour ma part, je suis à la fois exténuée et bouche bée face à tout ce nouveau monde. Surtout par les énormes avenues, en décalage (de mon point de vue française provinciale) avec l'aspect résidentiel du quartier. Ici se côtoient en effet les rues résidentielles avec de belles et individuelles (ou mitoyennes) maisons, d'énormes avenues et routes, et bien sure, de nombreux espaces commerciaux. 

Soudain,la voiture s'engouffre dans une plus petite rue, et nous arrivons devant la maison, il est environ 20h15 (soit 02h15 du lendemain dans mon petit cerveau tout perdu). Yamuna me présente...le chat, qui vient à notre rencontre alors que je sors les bagages du coffre. Je sors mon appareil photo en mode touriste et elle me propose de me prendre. Bon, ce ne sera pas une photo pour mon book vu mon aspect de zombie, mais ça fera un souvenir de ce moment! Allez, je vous laisse savourer:

                            

Ensuite, ultime effort, le déplacement des bagages jusqu'à la chambre. En entrant dans l'appart, je suis accueillie par une agréable chaleur, et je découvre le salon, confortable et chaleureux (comme dirait Véronique!) avec sa cheminée électrique et ses canapés accueillants. En suivant Yamuna jusqu'à la chambre, je me réjouis de plus en plus: hé oui, tout est conforme à la description, pas la trace d'un vicieux traquenard ou autre situation rocambolesque peu souhaitable dans un nouveau pays absolument inconnu (bon ailleurs aussi hein, mais ça aurait encore ajouté un niveau de challenge supplémentaire). Yamuna me présente à Sahand, ma coloc, qui semble elle aussi très sympathique. Rassurée et enchantée par tout cela, je pensais aller dormir et puis découvrir les environs le lendemain...mais le sympathique accueil était loin d'être terminé! J'ai tout d'abord eu droit à une...quiche, spécialement achetée à mon attention, que nous avons mangée dans le salon, puis elle m'a donné des yaourts, un pomme, du thé, des feuilles d'épinard et un poivron (!!) de quoi tenir un siège jusqu'au lendemain. Mais ce n'est pas tout! Elle m'a également donnée une carte de Toronto (et des transports), ainsi qu'un jeton pour le bus, et à nouveau un max d'information sur les environs. Mon arrivée à Toronto n'aurait pas pu être plus agréable, et je lui en serai toujours reconnaissante (ainsi que pour sa gentillesse coutumière, bien sûr.)

Et bien voila, un loooooong article pour une looooongue journée. Félicitations si vous avez tout lu, c'est plus facile pour moi de le faire ainsi que de résumer à tout le monde. Ce séjour s'annonce bien! :)


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I'll translate this article later, when I manage to find time!

mardi 4 novembre 2014

Les bagages / The luggages

Bateau on ne peut plus approprié, la veille de mon départ au jardin du Luxembourg

Après des heures et des heures de démarches, recherches et contacts en tous genre, il est temps de s'attaquer aux choses sérieuses: la valise!

Ce n'est pas une mince affaire, puisque le poids est le nombre sont définis par le billet d'avion, mais qu'il faut quand mettre empaqueter le nécessaire pour un an!

Les bagages pour un PVT ne peuvent pas être entrepris à la dernière minute comme si on allait passer une semaine chez mamie Ginette. Il faut AN-TI-CI-PER ( et je vous dis ça en ayant fini ma valise à 01h  le matin du départ à Paris).

  Anticiper dans ce cas ne signifie pas commencer à faire les bagages une semaine à l'avance. Si vous fonctionnez comme ça, pourquoi pas, l'essentiel étant que tout soit prêt le jour J et vous sereints au max; mais dans mon cas, j'avais déjà tellement de choses à faire que ce n'était pas envisageable, et il y a toujours le risque de ressortir quelquechose parce qu'on en a besoin: ça fait pas mal de temps perdu!
 Ici, il s'agit de réfléchir, à priori, sur ce que nous emmenerons ou non, sur ce qui est nécessaire, sur ce qui est optionnel, et faire le tri en fonction de la place dans les bagages. Une fois cela établi, j'ai également fouiné sur internet (pvtiste bien sûr, mais aussi par mot clé dans un moteur de recherche, afin de tomber sur des blogs de globetrotter, ou bien des articles plus officiels etc) afin de réaliser l'importance de certaines choses auxquelles je n'avais pas pensé, ou de me rendre compte de l'inutilité voire la "dangerosité" de certaines autres choses.

Par exemple, quelques jours avant le départ, je me suis rendue compte que je ne m'étais pas du tout renseignée sur les types de prises au Canada et la tension de fonctionnement. Et ça, c'est bien digne d'une touriste de base car j'emmène quand même ordi, appareil photo etc., ça pourrait être un tantinet balot que, dans le meilleur des cas, je ne puisse pas les recharger (et donc plus les utiliser) et dans le pire, que je les grille!!
==>Pour info: ici  (je pense que les prises les plus courantes ici sont les B)

Je suis donc allée en grande surface, ils proposent des adaptateurs  à l'unité ou en pack voyageurs à un prix abordable. ATTENTION: les prises fonctionnent ici entre 100 et 127 V et à 60Hz, contrairement à la France où elles fonctionnent entre 220 et 240V et à 50Hz. Vérifiez bien la compatibilité de vos équipements (tension de fonctionnement inscrite sur les appareils ou leurs câbles). Ainsi, ça marchera (normalement, à vous de vérifier sur votre appareil au préalable) pour un ordi ou un appareil photo, mais pas pour une machine à laver! Ni même (pas pour le mien en tout cas) pour un sèche cheveux. 

Toute guillerette de cet achat, j'en ai profité pour faire un détour par un magasin de chasse et pêche (le genre d'endroit où je me rends habituellement jamais) pour investir dans...une bombe lacrymo!! Et oui, au regard du mode "arrache organisée" de mon voyage, je me suis dit qu'il ne coutait rien (sauf le prix de la bombe, du coup) d'avoir ça à portée de main, au cas où. Sauf que...APRES avoir effectué cet achat, j'ai eu la judicieuse idée de vérifier sur internet qu'elle est acceptée dans les bagages en soute de l'avion. J'ai découvert que cela dépendait du pays de destination et qu'il était alors nécessaire de s'informer de sa légalité. Et bien ,BIM, c'est considéré comme une arme au Canada et son utilisation ne peut être retenue comme de la légitime défense. Autant dire que débarquer avec cela au Canada ne me tentait pas trop, redoutant déjà le passage au service immigration malgré ma bonne foi et la possession des documents requis. Je pense qu'être pris en "flagrant délit" de possession d'un fameux "pepperspray" peut être un motif de renvoi et d'annulation du visa. 
Donc voila, PAS de bombe lacrymo, même si c'est juste du gel et non du gaz, même si on ne compte pas s'en servir, même si on l'avait plutôt prévu pour assaisonner ses steacks, NADA. C'est quand même votre séjour qui est en jeu!

Petits conseils maintenant pour la FAIRE cette valise: 

 - Mettre bien évidemment TOUT ce qui n'est pas accepté dans le bagage à main: liquides, produits d'hygiène divers, objets contendants comme par exemple un couteau suisse (en cas de doute, bien vérifier si l'objet est autorisé par la loi du pays de destination), médicaments sans ordonnances ou en plus grande quantité que juste pour le trajet (bien qu'il soit généralement recommandé de ne rien mettre de "valeur' comme de l'argent ,des bijoux, des appareils électroniques ou des médicalements, il faut quand même bien les ranger quelquepart lorsque l'on s'envole pour un long séjour.) A noter que des médicaments dont la prise pendant le vol est nécessaire sont autorisés dans le bagage à main sous condition d'avoir l'ordonnance sur soi (ventoline, pilule, traitement...) etc.


- Gagner de la place: il existe plusieurs solutions pour gagner de la place, comme rouler les affaires plutot que les plier, remplir les chaussures avec des sous vetements ou autres petites affaires... il existe également des sacs qui une fois remplis d'affaires devront être vidés de leur air grâce à un aspirateur ou une petite pompe (en fonction des modèles). Cette dernière solution est pratique à condition d'avoir un aspi à dispo pour le trajet retour, mais également à condition de ne pas se voir fouiller ses bagages à l'aéroport (mais cela étant aléatoire, on ne peut l'anticiper au moment de faire la valise...)

Pour éviter ce genre de problème, je comptais initialement ne pas en utiliser pour mon voyage. Mais face à la montagne d'affaire et à la finalement petite contenance de mes bagages, j'ai choisi d'en utiliser un (seul).

- Prévenir une éventuelle perte de bagages à l'arrivée: pour cela, et également pour des raisons de sécurité (si vous ne souhaitez pas voir vos affaires réduites en miettes par les services de sécurité de l'aéroport en tout cas), il faut bien noter vos nom, prénom et adresse sur tous vos bagages, de manière visible. Par ailleurs, quand vous faites vos bagages, si vous en avez plusieurs, dispersez les affaires dans les 2, de manière à avoir suffisamment de tout (vêtements, produits d'hygiène, médicaments...) si vous ne récupérez qu'un bagage sur 2. Dans une optique cette fois ci de "vol" éventuel, ne mettez pas les objets ayant le plus de valeur en évidence, mais recouvrez les avec des pyjamas de grand mère, ça dissuadera pê le malotru qui ne dispose à priori pas d'un temps infi pour commettre ses méfaits. Dans le même genre, si vous avez de bonnes chaussures, ne les rangez pas ensemble dans la valise: ça n'interessera personne de vous en piquer une sur 2, et s'il s'agit d'une fausse direction, vous récupérez plus tard la chaussure manquante. Enfin, lorsque vous récupérez vos bagages une fois à destination, il est préférable de se positionner près de l'espèce (après!) de toboggan d'où arriveront toutes les valises, afin de repérer la votre rapidement (grâce à un repère visuel que vous aurez éventuellement pensé à mettre pour la reconnaitre). Si vous avez un doute, n'hésitez pas à retourner la valise sur le tapis pour vérifier que ce n'est pas la vôtre, si c'est à vous vous évitez le risque qu'elle fasse un tour, et si non, vous la laisser sur le tapis pour le vrai propriétaire. 


concernant le bagage à main, une fois les affaires proscrites rangées dans la valise, il peut quand même être utile d'avoir quelques affaires en cas de perte de bagages (pas de bol mais ça arrive). Vous pouvez soit récupérer des échantillons (savon, parfum...) soit verser directement vos contenants dans des flacons de 100ml max (vérifiez sur le site de la compagnie jusqu'à combien de contenu total est autorisé) placés dans une pochette transparente (il y a des pochettes spéciales avions dans les grandes surfaces, avec flacons et mini entonnoirs), pour le visage, les lingettes _ pratiques dans cette situation bien que non écologiques- sont autorisées. De même, pensez à prendre quelques sous vêtements de rechange, et si vous avez la place, d'autres vêtements. 
  Pour le reste, à vous de voir, en tenant toujours compte de la taille maximale autorisée par la compagnie. Vous êtes généralement autorisés à avoir en plus une pochette d'appareil photo ou d'ordi à la main, ou un oreiller de voyage par exemple. En tout cas, tout ce qui est électronique ou de valeur doit voyager avec vous. En fonction de la durée de vol, il peut être judicieux d'apporter un en-cas, un livre/des magazines _ de quoi s'occuper quoi., éventuellement un cache pour les yeux et des boules quies, pour ceux qui auraient (l'adorable) espoir de gagner des heures de sommeil. 

Voila, j'ai fait le tour des bagages...sauf un questionnement de base:  QUELS BAGAGES CHOISIR?!

Alors ça...grande question, hein. Casse tête même.
Ca dépend de plusieurs critères; votre capacité à porter des trucs, le type de séjour que vous envisagez, le lieu où vous arrivez...


Je pense personnellement qu'un sac de rando est un bagage idéal (bien que lourd!) car il permet de se déplacer sans avoir les mains encombrées (bien pratique pour tous les documents à présenter, et également dans les transports etc. Il est idéal aussi lorsque le trajet est entrepris seul, et qu'on doit donc tout gérer soi-même.Il est même parfait dans le cas d'un séjour de type road trip ou rando, où il est alors probablement le seul bagage.
Concernant le second bagage, je comptais prendre un sac en bandoulière, peu encombrant, afin de ne pas être pénalisée pour le trajet post aéroport au cas où il y aurait eu de la neige à mon arrivée. Finalement, il s'est avéré beaucoup trop petit pour toutes les affaires que j'avais à emporter, j'ai donc opté pour une valise à roulette, et grand bien ben a pris! J'avais déjà le dos en compote avec le sac de rando et mon sac à dos de cabine...

Pour le bagage à main, là aussi, tout dépend du séjour, mais également des autres bagages. Le plus pratique selon moi est le sac à dos, où vous pouvez d'ailleurs ranger sacs et sacoches.

Mais bon, si vous vous posez la question, faites un choix ADAPTE pour vous. Cherchez des conseils, des témoignages sur internet, demandez aux vendeurs (mais un conseil avisé, pas un conseil commercial, précisez bien que vous vous posez la question mais procéderez à l'achat plus tard)

En gros, je conseillerais un sac de rando pour un séjour road trip aux 4 coins du Canada, et plus la valise à roulette pour un séjour plutôt sédentaire. Mais une combinaison des 2 est toujours possible, au feeling!!!




Finalement, le plus dur avec les bagages, c'est de renoncer à emporter sa maison. Pas évident au départ, mais sortir de sa zone de confort, il n'y a rien de tel pour s'ouvrir l'esprit et augmenter ses chances de rencontrer des gens extraordinaires (même si on en connait déjà)! 



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I'll translate this article when I have time. Right now I have so much to do, and then, to write, that I can't make both.
I'll do my best to make it happen soon :)




Le temps des démarches administratives...




Article en construction / To be written

A la recherche d'une colloc' à Toronto





Article en construction / To be written


mercredi 1 octobre 2014

Premières étapes concrètes: choix de la date de départ et achat du billet d'avion. /First concrete steps: selecting date of departure and purchasing the plane ticket.

  

Après la période nécessaire pour réaliser que ça y est, on possède une autorisation officielle pour se pointer au service immigration du Canada et solliciter un permis de travail d'un an  _ période plus ou moins longue en fonction du niveau de chance habituel de l'heureux lauréat _ il est temps de passer à la partie pratique.
 Il faut tout d'abord décider d'une période de départ, en fonction d'obligations (travail, éventuelles fêtes familiales...) et de projets de séjour (en mode baroudeur solitaire ou voyage entre amis), tout en tenant compte du délai accordé pour arriver au Canada (date maximale précisée sur la lettre d'introduction)

 Pour ma part, j'ai souhaité pouvoir travailler aussi longtemps que mon contrat de remplacement de factrice serait reconductible. Ce n'est pas évident, car il s'agit tout de même d'un pari sur le long terme. Il aurait très bien pu s’arrêter, et j'aurais alors du faire face à une période sans emploi, jamais vraiment appréciable, mais encore moins en cas de préparation d'un projet de voyage (aspect financier principalement; mais également sur le CV). Je souhaitais également être présente aux 20 ans de ma frangine (Boubou pour les intimes). J'ai donc décidé (après obtention de la lettre d'introduction, en mars; et après évaluation toute relative de mes chances de garder mon poste jusqu'au départ) de partir aux alentours de fin octobre.

 Des amis travaillant dans le social et accueillant des groupes de personnes porteuses de handicaps m'ont parlé d'un séjour adapté de 3 semaines courant octobre. J'avais déjà eu plusieurs fois l'occasion, au cours de visites informelles ou de bénévolat pour de l'initiation à l'équitation, de rencontrer des personnes accueillies, et de me familiariser avec le Schweitzerdeutsch d'une part (hé oui, les personnes accueillies sont suisses et ne parlent que l'allemand suisse!), et le mode de vie dans ce contexte (déroulement d'une journée type, accompagnement...). Ils m'ont proposé de travailler avec eux pour ce séjour, et j'ai bien évidemment accepté! Je me réjouis déjà de remettre un pied dans le social (factrice c'était chouette, mais c'est pas mal non plus de rentabiliser un peu mon diplôme d'éduc), mais ce sera vraiment bénéfique sur tous les plans puisque:

1) Environnement professionnel intéressant et "connu"
2) Certitude de travailler un maximum avant de partir
3) Renforcement de mes compétences linguistiques en allemand, et élargissement à un dialecte particulier.

Que du bonus, donc!!
[Mes amis/employeurs proposent également des chambres d'hôtes et location de gites pour des particuliers tout l'année, cadre idyllique en pleine nature:  ici]


After the among of time needed to realise that yes, you eventually got an official allowance to show up at the immigration point in Canada and ask for a working permit of a year ...it’s time to move on to the concrete part!

At first, you have to decide when to begin your adventure, according to obligations you might have (work, maybe family events…) and the plans you have ( road trip style or setting up somewhere, on your own or with friends...). At the same time, you have to consider the delay you have to arrive in Canada (the latest date is mentionned on your introduction letter).

I wanted to work as long as my  mailwoman replacement contrat could last. It was not an « easy decision » : it was indeed a long time bet : the contract could have ended and I would have had to face an unemployment time _ never really enjoyable, especially when you are planning a trip (financial aspect mainly, but Curriculum vitae experience as well). I also wanted to participate to my soon-to-be-20-year-old sister (Boubou's) birthday in octobre. That’s why I decided  (after having got the introduction letter, in march, and after having considered the lasting possibility of my  replacement contract) to start my trip around the end of octobre.

Social workers friends of mine host groups of swiss disabled people, and asked me to work with them for a 3 weeks stay in octobre. I already had the occasion to meet hosted people,  during occasionnal visits or when I led riding activity as a volunteer. I also could learn a little about « Schweizerdeutsch » : the spoken language they use, someting between french and german, with a lot of words, expressions and pronunciations only them use ! I also knew how a typical day went : the ground times : waking up, meals, bathroom times, activities,..., as well as the special needs, depending on each person (ways to communicate, help required or not for all-days actions…)

I’m looking forwards to work in a social context again (mailwoman was nice, but it’s not bad to use my social worker diploma !) And it will be enjoyable on all aspects :

1) interesting and familiar professional environnement

2) « Certitude » to work as much as possible before leaving

3) Improvement of my german language skills and even of a particular speaking.

Only positive aspects then !


[My friends/ employers also rent guest rooms and house renting for holidays, very nice and cosy in the middle of nature : here]


Photo d'archives ^^ , je pars avec Icelandair cette fois ci!


Bref, après le cheminement neurologique pour arrêter une période de départ, il est temps de se pencher sur l'achat des billets.
Là encore, pas de précipitation! Il faut déjà éclaircir quelques points:

- Aéroport d'arrivée: pour ma part, ce sera Toronto. N'ayant pas de point de chute ni de pistes d'embauche, je suis libre comme l'air (et à l'arrache comme un scratch également; mais c'est le jeu ma pauvre Lucette!) J'ai fouiné un peu sur internet, à grand renfort de googleage et de surfage intensif sur pvtiste.net, histoire d'évaluer un peu mieux mes options. Il s'est avéré que les aéroports canadiens les mieux desservis (et donc les trajets les moins couteux) étaient ceux à destination de Montréal et Toronto. Autant j'ignorais où je voulais aller, autant je savais où je ne voulais pas: Montréal est très bien réputée, il doit y avoir un sacré panel de découvertes à faire, d'expériences à vivre...mais je ne voulais pas prendre le risque de me rendre dans une province majoritairement francophone. Le but du jeu étant de pratiquer l'anglais, je n'allais pas m'imposer la tentation de recourir au français dès que  l'anglais me paraitra un chouillat "compliqué" (pour les démarches administratives essentiellement, parce que ne nous voilons pas la face, pas besoin d'avoir inventé l'eau tiède pour se mettre à l'anglais!)

-Type de billet : Il existe plusieurs possibilités: Aller simple/ Aller-retour/ Billet Open.

Aller-retour: Bon plan si vous comptez rentrer au cours du PVT (Noël...), mais il est nécessaire d'avoir une date précise, et généralement dans un délai de 1 an. Si vous optez pour cette possibilité, cela implique que votre aéroport de départ soit également celui d'arrivée au retour, et inversement. Cette option concerne principalement les personnes ayant déjà un projet précis pour leur séjour, et qui effectueront l'intégralité de leur PVT à un endroit, ou voyageront mais comptent revenir à leur point de départ en fin de séjour.

Billet open: Bon plan si vous ignorez encore la date de votre retour, mais qu'il s'effectuera moins d'un an après votre arrivée. En fonction des compagnies, un supplément (au prix de l'A/R initial) peut vous être demandé si vous souhaitez réserver le retour pendant une certaine période (fêtes, vacances...), et également si vous voulez réserver pour un retour postérieur à une certaine date (toujours dans la limite non incluse d'un an). Cette solution implique donc 2 contraintes (en plus d'une financière éventuelle): même trajet A/R (retour à l'aéroport de départ) et impossibilité de prolonger le séjour (par exemple, rester quelques temps avec un visa touriste après la période de PVT).

Billet Aller: Ce billet vous laisse une liberté totale dans le choix de la date et de l'aéroport de retour. Mais bien évidemment; ne garantissant pas à la compagnie que vous passerez également par elle pour le retour, il est souvent beaucoup plus cher que les autres. SAUF pour quelques compagnies low cost qui vous le proposeront pour la moitié du prix d'un A/R.

 J'ai personnellement choisi cette option, car je souhaite me déplacer durant mon PVT (histoire de parcourir un peu le Canada, et de voir différents paysages, d'appréhender les cultures urbaines et rurales de ce pays.) De plus, j'ignore si je prolongerai mon séjour avec un visa touriste.En juillet, j'ai donc commencé à prospecter sur les comparateurs de vols, à parcourir différents articles sur la meilleure façon de chercher un billet pour Toronto...après quelques heures discontinues passées à comparer les aéroports (Bâle/ Mulhouse contre Paris), les compagnies, les jours, les heures; depuis mon ordi et depuis un autre (histoire de déjouer un éventuel IPtracking)...j'ai enfin trouvé mon bonheur, un aller simple Paris Charles de Gaulle/Toronto pour le 3 novembre pour 275 euros. Je n'ai pas encore effectué le voyage, je croise les doigts pour qu'aucune tuile ne me tombe sur la tête (faux billet, réservation non enregistrée par la compagnie, annulation...), mais si tout se passe bien... J'ai vraiment eu de la chance de trouver un billet à si bas prix.

Anyway, after a lot of thinking to chose a start time, it’s time to consider the purchase of fly tickets.

There again, do not rush ! Some points need to be cleared up :

Incoming airport : For me, it will be Toronto. Since I didn’t have any tips about a home or a job, I was all free (and kind of unprepared as well, but that’s part of the game !) I searched on the internet, googled a lot of keywords about WH-trips in Canada, browsed a lot on pvtistes.net (a website for french WH travellers) in order to mesure better the options I have. It occured to me that the cheapest destinations  from France to Canada were Montreal and Toronto. I didn’t have a clue where I wanted to go, but I knew for sure where I didn’t : in the french-speaking area! Montreal is a nice city for sure, I heard a lot about it, in a positive way, but I didn’t want to take the risk to speak mainly french. The tentation to use french as soon as the english will appear a bit complicated (administrative steps…) would of course always be there. And, don’t kid ourselves, no need to have a  Sheldon Cooper IQ to speak english, only a little motivation is needed, the rest follows!

Tickets . There are 3 possibilities :

two-way ticket:Good idea if you plan to flight back home during the working-holiday. (Christmas…), but you have to know the date, and you generally have a delay of one year. If you chose this possibility, the aeroport will have to be the same as the one where you first arrived. This option is more for people with an accurate trip plan, and who spend the whole working holiday time in one place, or who will travel, but come back to the beginning point at the end of the stay.

Open ticket : good idea if you still ignore your return date, but it has to be less than a year after your arrival. Depending on the airline,  you might have to pay a surcharge if you want to book a seat during a special time (public holiday…) or after a certain date  (still in the maximal delay of a year after the coming flight). So, this possibility implies 2 constraints (on top of a possible surcharge) : 2-way flight (same airport for the arrival and departure) and impossibility to extend the stay (for example, spending an extra few months with a tourist visa after the working holiday duration. )

One-way ticket : This possibility allows you a whole freedom in the choice of the date and  airport for the return flight. But since you can either chose the same or another airline as the arrival one, it’s often more expensive than others. EXCEPT for some low costs airlines which will offer it for the half price of a 2-way ticket.

I chose this option because I’d like to travel during my working holiday trip (learn more about Canada : see its gorgeous landscapes, both its urban and country culture…). Furthermore, I don’t know yet if I’ll extend my stay with a touristic visa. In July, I started looking at flight price comparison websites, reading articles about how to pik a ticket for Toronto… After a few discontinuous hours spent comparing aiports (Bale/Mulhouse or Paris), airlines, days, hours, from my computer or others (trying to mess with possible IPtracking…) I eventually found what I was looking for : a one-way ticket from Paris to Toronto on the 3 November for 275 euros (around 400 $ CAN). I hope that no bad surprise occures (fake tickets, booking not registred by the airline, cancelation...)... but if It all go well, I'm really lucky to have found such a cheap ticket!!


Quelques conseils pour acheter un billet au meilleur prix:

- S'y prendre à l'avance...mais pas trop!
 L'idéal est de commencer à comparer plusieurs mois avant le départ prévu. Mais méfiez vous! Autant il est préférable de s'y prendre dès la programmation de vols en ce qui concerne les grandes compagnies (Air France...), autant il vaut mieux attendre quelques mois avant le départ pour s’intéresser aux compagnies low cost. Attention, pas à la dernière minute non plus! (Sauf si vous êtes vraiment flexibles et pouvez repousser votre départ de plusieurs mois), car les tarifs baissent, mais peuvent augmenter en fonction de la demande; et vous n'avez aucune garantie de trouver une place pour le vol souhaité si vous vous y prenez tard.

- Etre flexible: c'est la clé! Moins vous aurez d'exigences, plus vous trouverez facilement votre Bonheur. Budget serré? Comparez le départ depuis plusieurs aéroports (n'oubliez pas de tenir compte des frais occasionnés par le trajet jusqu'à l'aéroport!), comparez également les compagnies (plusieurs comparateurs peuvent faire le job pour vous!), et également les jours et les horaires (pour diverses raisons un jeudi à 14h02 peut être meilleur marché qu'un mercredi à 11h46...ou inversement!)

- Méfiez vous des comparateurs; très pratiques pour se faire une idées des prix pratiqués par différentes compagnies, ils sont tout de même fourbes dans la mesure où les prix annoncés pour les vols sont plus attractifs que le prix final du billet choisit: au prix initial s'ajoutent des "frais de dossier" plus ou moins élevés selon les comparateurs, et non spécifiés à l'avance), ainsi que des "frais de paiement par carte" . Je n'y ai moi même pas pensé à temps, mais le plus judicieux peut être d'utiliser les comparateur pour repérer un vol interessant, puis de se connecter sur le site de la compagnie en cherchant un vol comprenant les mêmes caractéristiques (jour, horaire). Avec un peu de chance, le vol sera au même prix qu'annoncé par le comparateur, mais vous n'aurez pas à payer d'intermédiaire.

Enfin; n'oubliez pas de tenir compte d'un autre critère que le prix: les bagages autorisés! Si vous êtes du genre à emporter votre maison avec vous dès que vous faites 3 pas, il est possible que vous ne puissiez vous résoudre à n'emporter qu'un petit minuscule bagage à main... Vérifiez bien le nombre de bagages en soute autorisés, et leur poids, ainsi que la dimension du bagage à main que vous serez autorisés à prendre avec vous.
Pour plus d'infos et de conseils, je vous conseille de lire cet article.


Some pieces of advice to buy ticket at the best price

Anticipate...but not too much!

Ideally, begin comparing several months before the wanted date of departure. But be careful! It's definitely better to be watchful and reactive as soon as the big airlines establish their flights....but it's not the same concerning the low cost ones: in this case, a few months before is the best. But, not at the last minute either (except if you are really flexible and can put back your departure) because the prices get down, but they can get up depending on the demand, and you have no garantee to find a seat for the wanted flight if you search too late!

Being flexible : that’s the key !

The less you’re demanding, the easier it is to find . Tight budget ? Compare the departure from several airports ! (don’t forget to count the price of the transport to get to the airport), the flight with several airlines (website comparators can do the job for you) and the days and hours of departure as well (for some reason a Tuesday on 2.04 pm can be cheaper than the Wednesday on 11.46 am…or opposite).

Beware of the websites comparators!

Very useful to have a idea of the prices announced by several airlines, they can also fool yourself : the announced prices are more interesting than the ones you will actually be charged for. Some « administrative costs » (no previous announcment) and some internet paiement charges will be added to the initial price. I didn’t paid attention myself, but a clever way to go is to use the comparators to find an interesting flight, and then to connect to the website of the airline and look for a flight with the same features (day, schedule). With a bit of luck, the flight will be the same price as announced on the comparator, but you won’t have to pay for an intermediary.

Last but not least: don't forget to think another criterium as the price: the pieces of baggage allowed! If you are the kind of person to pack your house, it's possible that you can't deal with the idea of bringing only a tiny tiny hand luggage. So, better checking watchfully the number and weight of registred baggages allowed, and the size of the hand baggage you are allowed to keep with you.



 

 
 





vendredi 19 septembre 2014

Obtenir un PVT au Canada, le parcours du combattant.


 
Obtenir un PVT pour le Canada est une Chance énorme!! 

Je vais retracer dans cet article les différentes étapes pour l'obtenir, mais il faut bien garder en tête que si la rigueur est nécessaire dans l'optique d'une réponse favorable...elle ne suffit malheureusement pas toujours.

J'ai eu la chance de découvrir un site génial qui m'a énormément aidée dans toutes ces démarches. Le site de l'ambassade: ici , est en effet assez imprécis et il est probablement impossible d'obtenir un PVT sans avoir plus d'informations et de conseils que ceux y figurant.

Au cas où vous seriez tentés par un petit séjour vacances-travail, voici l'excellent site des PVTistes (les administrateurs sont eux même des personnes ayant vécu ou vivant un ou plusieurs PVT):  là.    Les destinations de PVT étant à ce jour l'Argentine, l'Australie, le Canada, La Corée du Sud, la France, Hong Kong, le Japon, la Nouvelle Zélande et Taïwan.


LES CONDITIONS A REMPLIR pour pouvoir prétendre à un PVT au Canada:

  • être de nationalité française et résider habituellement en France (France métropolitaine, les DOM et Saint-Pierre-et-Miquelon seulement);
  • être titulaire d’un passeport français valide (sa validité doit dépasser d’au moins un jour le séjour prévu au Canada)
  • être âgé de 18 à 35 ans inclusivement à la date du dépôt de votre demande;
  • disposer d’une somme équivalant à 2 500 $CAN pour subvenir à vos besoins au début de votre séjour;
  • être disposé à souscrire une police d’assurance-maladie pour toute la durée du séjour et à présenter la preuve que vous possédez cette assurance à l’entrée au Canada;
  • payer les frais de participation
  • ne pas avoir déjà participé à cette catégorie, ni avoir déjà participé deux fois à l'initiative EIC avec la France.

La 1ère ETAPE de la demande via KOMPASS EIC:

Il faut tout d'abord créer un compte sur le site Kompass, dont le lien est précisé sur le site de l'ambassade dans la catégorie "201* ouverture de session".
  Lors de la création du compte; certaines informations vous seront demandées:

* la langue dans laquelle vous souhaitez que votre demande soit traitée (français/anglais)
NB: le choix de la langue anglaise ne constitue en aucun cas un avantage dans le traitement de la demande, il est donc conseillé de choisir tout simplement la langue avec laquelle vous vous sentez le plus à l'aise afin de bien comprendre tout ce qui vous sera demandé.

* Coordonnées:
Nom, prénoms, date de naissance [tels qu'ils figurent sur votre passeport, mais dans le format requis pour la date de naissance, soit aaaa-mm-jj] , nationalité et adresse mail.
NB: Cela parait évident mais...prenez bien le temps de relire vos réponses avant de valider, il serait dommage mais hélas sans retour possible que votre demande soit invalide dès cette étape, pourtant simple et sans stress particulier.

* Choix d'un mot de passe.
  Des critères sont exigés pour le mot de passe lors de sa création, s'ils ne sont pas respectés un message d'erreur s'affichera et il faudra en créer un adéquat.
  Il vous sera ensuite demandé de choisir 3 questions de sécurité, afin de pouvoir vous reconnectez dans le cas d'une perte de mot de passe. Là aussi, attention! Il faut choisir des questions et des réponses suffisamment complexes pour éviter une éventuelle usurpation d'identité, mais dont vous vous souviendrez facilement car en cas de réponse erronée, le délai pour pouvoir accéder à votre compte à nouveau peut aller jusque 3 semaines!

Une fois le compte créé,vous recevrez un mail de confirmation (et d'activation avec un lien à suivre dans les 5 jours) et un numéro de compte Kompass EIC vous sera attribué. Il est strictement confidentiel!

Une fois le compte créé, vous aurez plusieurs informations ou document à soumettre. Les différentes catégories sont listées dans un tableau, et l'état passera de "en attente" à "terminé" au fur et à mesure de votre progression.

Les items sont au nombre de 6:

*Renseignements personnels
* Coordonnées
* Participation antérieure à EIC
* Catégorie d'EIC
* Déclaration et accords du candidat/ de la candidate
* Rester en contact avec EIC

Une fois tous les éléments fournis, un bouton apparaitra indiquant "soumettre la demande". Pas de précipitation!! Il est vivement conseillé de relire plusieurs fois les renseignements indiqués afin de pouvoir encore corriger d'éventuelles erreurs (de frappe, de compréhension etc). Après, il sera trop tard, et la moindre erreur (considérée alors comme une fausse déclaration) peut aboutir à un refus de la demande, au non-remboursement de vos frais de participation ou même à un signalement aux autorités canadiennes du service immigration!

Lorsque la demande est soumise, un mail de confirmation est envoyé dans les 48h, confirmant la bonne réception du dossier et vous attribuant un NSM (Numéro de Suivi Mondial).
Un message vous sera ensuite envoyé sur votre compte Kompass vous indiquant comment procéder au paiement et quels documents envoyer pour poursuivre la candidature.

Un tableau apparait alors sur votre compte (sur le même principe qu'à la sous-étape précédente) avec:

*Paiement des frais de participation
* Documents requis
Cette catégorie concerne l'envoi d'une photocopie lisible des pages d'identification du passeport et d'une version complète et à jour du CV.
  Attention, après téléchargement sur le compte, à ce que le document soit bien lisible pour l'ambassade! Tous les formats ne sont pas adéquats, il est vivement conseillé de tester en cliquant sur "visualiser" à coté du satut "téléchargé du document.
* Demande de participation à EIC
NB: cette catégorie est verrouillée et ne pourra être accessible que lors de l'ouverture de la 1ère tranche de demandes.

Une fois le paiement effectué et les documents transmis... un accusé de réception de l'ambassade vous sera transmis, et l'étude de votre dossier commencera!!!
  Il sera notamment vérifié que vous répondez bien aux critères de la catégorie vacances-travail. La décision EIC vous sera communiquée dans un délai de 15 jours et vous serez, ou non, invités à passer à la deuxième étape.
A ce stade, tout ce qu'il reste à faire est de croiser les doigts! Autant vous dire que ce n'est pas de tout repos pour les nerfs!

Mais si vous avez l'immense joie d'obtenir une lettre d'acceptation conditionnelle...alors félicitations, et direction la 2ème étape!! Votre but se rapproche!!
 Dans le cas contraire...snif, il ne vous reste plus qu'à retenter l'année prochaine!

Pour une description exhaustive (conseils et imprim-écrans inclus) de la 1ère étape, direction PVTiste.net, ici.




La 2nde ETAPE de la demande via MONCIC

  Le but de cette étape est d'obtenir THE lettre d'introduction délivrée par le service de Citoyenneté et Immigration au Canada, qui stipulera la période durant laquelle vous pouvez vous rendre au Canada, et démarrer votre année de PVTiste!
  Il s'agit en somme de la demande de permis de travail, dans le cadre d'un PVT.

Cette étape se déroule en 3 points:
- l'outil "venir au Canada"
- la création du compte monCIC
- transmission des documents requis.

Il est grandement conseillé de prendre son temps (dans le sens de ne pas aller trop vite pour éviter des erreurs d'étourderie), tout en tenant compte du délai alloué pour effectuer cette étape (précisé dans la lettre d'acceptation conditionnelle obtenue à la fin de la 1ère étape).
  Normalement, il y a peu de risques de se voir refuser le PVT à cette étape (sauf exception, cas d'antécédents terroristes par exemple, mais bon, je pense que peu de kamikazes auraient la patience de passer par toutes ces étapes pour le simple petit plaisir ponctuel de faire péter une bombe.)

La rigueur est tout de même de mise pour éviter au service CIC d'avoir à consulter puis retourner un document incomplet ou comportant des erreurs. Vous devriez alors le corriger, le renvoyer, puis CIC devrait à nouveau le consulter...BREF, ça perdait du temps à tout le monde, et ça retarderait la date de votre GRAND SOULAGEMENT.
  Dans le même but, il est absolument inutile (et plutôt stupide d'ailleurs) d'effectuer plusieurs demandes. Cela ne ferait également que retarder la réponse définitive.

Il est vivement déconseillé, durant cette étape, de procéder à toute anticipation de départ (achat du billet d'avion, souscription à une assurance de voyage, dispositions professionnelles...)

Allez, c'est parti.

Il faut tout d'abord se rendre sur le site de Citoyenneté et Immigration au Canada: ici.
Ensuite, se rendre dans la catégorie "venir au Canada", en cliquant sur l'image associée (en descendant un peu sur la page).


Une page avec différentes explications et remarques sur l'Immigration s'affiche, lisez les avec attention, puis cliquez sur "déterminer votre admissibilité".
  Il vous faudra remplir un questionnaire (lisez bien les questions et prenez votre temps pour y répondre.)
Stipulez bien que votre souhait est de travailler de manière temporaire au Canada; et répondez "non" à l'onglet "offre d'emploi d'un employeur canadien".

Différents permis peuvent vous êtres proposer, cliquez sur "continuer" sous la proposition Expérience Internationale Canada (Si cette possibilité ne vous est pas suggérée, recommencez le questionnaire et veillez bien à donner des réponses adéquates au concept d'EIC.)

Une nouvelle série de questions apparaît ,vous permettant la création d'une "liste de contrôle personnelle", définissant les documents que vous devrez soumettre avec votre demande.
Un fois que vous avez répondu à toutes les questions, relisez vous bien. Puis cliquez sur "continuer".

Une nouvelle page s'ouvrira, et vous pourrez y lire les instructions pour effectuer votre demande (celle-ci s'effectuant en 9 étapes.)
Un code de liste de contrôle personnelle vous est donné, notez le, il sera nécessaire pour effectuer la demande en ligne (et veillez bien à ne pas dépasser la date d'expiration associée!).

Il est vivement conseillé d'imprimer le listing des 9 étapes.

Vous aurez à :
remplir le formulaire de demande de permis de travail présentée à l'extérieur du Canada.
et fournir des documents justificatifs:
-  la lettre d'acceptation conditionnelle obtenue à l'étape 1)
- un CV à jour (possibilité de réutiliser celui de l'étape 1)
- une photocopie des pages d'identifications du passeport + de toutes celles où figurent timbres, visas et inscriptions.
- une photographie d'identité numérique
- Le formulaire de renseignements sur la famille

Selon les cas (santé, projets professionnels au Canada...) un examen médical par un médecin agréé (liste disponible sur le site) peut également être exigé.

Pour créer votre compte mon CIC,il vous faudra ouvrir une session par l'intermédiaire dee cléGC, ce qui correspond à une preuve d'identité électronique.

La création de cette cléGC consiste à choisir un identifiant, à créer des questions et les réponses associées (possibilité également de définir quelques indices au cas où vous oublieriez la réponse...Mais le mieux reste de choisir des questions/réponses POUR VOUS évidentes, ce qui signifie que vous ne les oublierez pas mais sans les choisir trop simples afin que quelqu'un d'autre que vous ne puisse usurper votre compte.) Et petit conseil...notez tout sur la liste par étape que vous avez imprimée. Ca pourrait vous épargnez de looooongues minutes de sueurs froides au cas où, pas si improbable, que vous ayez un trou de mémoire: il vous faut en effet systématiquement répondre à 1 question à chaque fois que vous souhaiterez vous connecter à votre compte CIC.

Il ne vous restera ensuite plus qu'à choisir un mot de passe.

Différentes informations vous seront ensuite demandées, dont le code de liste personnelle précédemment obtenu.
Des instructions vous effectuer votre demande apparaitront (il est conseillé de les copier coller dans word afin de pouvoir s'y référer de nouveau par la suite) . Vous arriverez ensuite votre liste de contrôle personnelle, où vous pourrez télécharger chacun des documents requis (voir l'énumération plus haut).

Une fois l'intégralité des documents chargés, et la demande confirmée (attention, la confirmation de l'envoi par cléCG correspond à une signature virtuelle, elle a la même valeur légale qu'une signature manuelle), vous recevrez une réponse sous 6 semaines (délai d'étude de votre dossier). Pensez à consulter régulièrement votre compte, au cas où des justificatifs ou informations complémentaires vous seraient demandées.

Dans le meilleur des cas, votre demande de permis de travail est acceptée, vous recevez la lettre d'introduction (document vous informant de la réponse positive, et précisant la date maximum à laquelle vous pourrez pénétrer sur le territoire Canadien, soit 1 an à partir de l'acceptation de la demande).

  Pas de panique, il n'est stipulé nulle part que le document est la lettre d'introduction, mais s'il traite d'une acceptation et est nommé IMM5665... EPIC WIN!!!!
   Félicitations et bonne route, vous êtes opé pour une super expérience, HO YEAH, CANADA!!

 
Cheers, and I wish you a legend...wait for it...dary trip! 

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I spent a really long time writing this article, and I would need a lot to translate it in english as well. Since it's all about how to get the working holiday visa for Canada for french people, it wouldn't be usefull to write the same for people who aren't from France.
All you need to know is that there's a long way between wanting to go to Canada and actually getting the permit. Only a few people get it (lucky ones, I'm one of them) as there is a quota of working holiday permit per year. 

And, of course, when you eventually get it...It's AWESOME!!