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dimanche 7 décembre 2014

3ème semaine à...aujourd'hui (fin de la 5ème semaine) / 3rd week to...today (end of the 5th week)

Oui, je sais, je suis à la bourre dans la rédaction des 3 dernières semaines, le plus simple sera donc de les combiner. Il s'en est passé des choses depuis notre excursion insulaire!

Le lundi, j'ai commencé par la priorité: apporter mon CV à la chocolaterie qui était fermée le vendredi. J'ai rencontré la gérante, bien sympathique, qui m'a dit qu'elle avait eu plusieurs entretiens la semaine précédente et que malheureusement, aucune place n'était vacante, mais elle a tout de même proposé de prendre mon CV et lettre de mot. Je lui ai laissé puis je suis passée au centre francophone pour éditer et imprimer CV et lettre pour les déposer à une creperie que j'avais reperée sur internet. Dans la foulée, j'ai imprimé une quelques autres exemplaires pour un poste de serveuse ou aide, bien décidée à cibler quelques restaurant près de chez moi, faire quelques recherches d'avis de consommateurs et faire ensuite une tournée de candidatures spontanées dans la semaine.
Le soir, Sandrine et Maud me proposent une Poutine pour le lendemain midi. Miaaaaaaam, depuis le temps que j'en entends parler de cette spécialité Québécoise (et oui, bande d'incultes, c'est un plat pas une célébration sectaire d'un grand mafieux russe!)
Et bien, comme prévu, c'était bien goutu! (Pas trés diététique tout ça, mais bon, avec le vent du mardi, on a brulé quelques unes des calories en excès!)
























Durant cette semaine, j'ai également déposé un CV dans une crêperie du centre ville, prétenduement "internationale", et un soir, à une heure tardive, je suis tombée sur une petite annonce de craiglist concernant un poste bilingue français/anglais en service clientèle...a 2Omn de chez moi! Ni une ni deux, je me suis attelée à la rédaction d'un "Resume" et d'une lettre de motivation au poil pour le poste brièvement décrit dans l'annonce. J'aurais pu laisser cela au lendemain...mais j'ai été prise d'une impulsion et de l'impression qu'une occasion pareille se saisissait instantanément ou jamais. 3 ou 4h plus tard, enfin satisfaite, j'ai envoyé ma candidature par mail et suis (enfin) allée me coucher. 
Le lendemain, à 10h, ma messagerie affichait un nouveau message provenant de "craiglist". Mama Mia! Sans trop oser y croire, j'ai ouvert le message...qui s'avéra bien être une réponse de l'employeur me proposant un entretien!

Pwaaaaah, c'était la grosse bringue (dans ma tête). 

Le jour J, je suis partie avec 1000 ans d'avance, histoire de ne pas prendre le risque d'arriver en retard et de faire mauvaise impression. C'est ainsi que je me suis retrouvée à poireauter une demi heure devant un porte d’entrepôt à l'emplacement 13 d'un grand bâtiment. Le nom de l'entreprise étant inscrit sur la porte, j'ai considéré être au bon endroit et ai pris mon mal en patience. Il avait neigé, ce jour là, et je voulais être sure de ne pas ressembler à un panda, alors hop, ni une ni deux, profitant d'être seule au monde, j'ai pris un petit selfie à vocation pratico-pratique. Mais il faisait froid, et les minutes passaient, passaient, passaient, sans qu'âme qui vive ne se manifeste. 12h55: j'ai sorti mon portable, puis me suis ravisée: il n'était pas encore l'heure, et il aurait été impoli d'appeler l'employeur. 13h: bon, encore 5 minutes. 13h05: allez, je l'appelle...Mais attends...et si...non...Non! Je me suis empressée de faire le tour du bâtiment, pressentant une soudaine évidence...et c'est ainsi que je me suis retrouvée face à face avec la porte d'entrée conventionnelle des bureaux de l'entreprise. (* clap clap clap*). 

Je me suis précipitée à l'intérieur, m'attendant à me présenter à une secrétaire mais non, je suis directement entrée dans le bureau de l'employeur qui m'a regardé avec de grands yeux. Haha. La loose. J'ai essayé tant bien que mal de me redonner une contenance lorsque je lui ai expliqué les raisons de mes quelques minutes de "retard", et mon poireautage inopportun devant l'entrée des livraisons. 
Heureusement pour moi, et mon malaise, il l'a bien prit, et m'a tout de même offert de m'asseoir. Il m'a ensuite demandé comment j'avais appris le français, mais mon accent pas si discret a répondu pour moi. 

Il m'a brièvement présenté le poste, et m'a expliquée que je serais responsable de toute la partie est (Québec, Ottawa, Maritimes) et que c'est pour cette raison que la personne recherchée devait être bilingue. Il a ensuite fait un parallèle l'anglais British et l'anglais américain et le français de France et le français Québécois...qu'il n'était pas toujours évident de se comprendre, même si on parle la même langue et que de gros quiproquos peuvent survenir. J'ai senti le roussi, alors je suis intervenue pour lui faire part de ma grande motivation et de mon habitude du travail personnel lorsqu'il s'agit de maîtriser un vocabulaire initialement inconnu pour pouvoir occuper un poste efficacement (j'ai quand même appris de mon plein gré _ lol_ le nom des 10000 brötchen et autres produits vendus par la boulangerie en Deutschland en 2013 afin de rapidement pouvoir comprendre et servir les clients.) Mon visa a également été abordé, et il a semblé déçu d'apprendre qu'il ne m'autorisait à travailler au Canada que pendant un an. Je vous le dis, les amis, j'ai VRAIMENT senti le roussi...Alors j'en ai remis une couche, comme quoi m'employer pouvait paraître "risqué" au regard d'un visa éphémère _ mais avec toujours la possibilité de faire une demande de permis de travail par la suite_ et d'une non maîtrise de la langue québécoise, facilement compensable par ma motivation et un travail perso supplémentaire...mais que je comprenais s'il décidait de ne pas donner suite à ma candidature. Et lol, mon radar à déception s'était en fait emballé pour rien puisqu'il s'est exclamé qu'il ne considérait pas m'embaucher comme un risque, et que de toute façon, il aimait bien les challenges _ que ça lui avait d'ailleurs déjà joué des tours _ et l'entretien s'est prolongé ainsi pendant...2h30.

Je suis sortie sans trop réaliser le délire, et puis petit à petit, sur le loooong chemin menant à l'arrêt de bus, j'ai commencé à me réjouir et à faire des tas de plans sur la comète. J'étais tellement de bonne humeur que j'ai décidé de rentrer à pieds pour m'éclaircir les idées (et chronométrer le temps nécessaire au cas où il y ai un jour une grève de bus ou une tempête de neige extrême paralysant la ville). Rien, rien rien de rien n'était gagné, mais j'avais un bon pressentiment, et puis surtout, quelque soit la réponse finale, j'étais sincèrement motivée par la forme qu'avait prise cet entretien. La description exhaustive du poste, les mises en situation hypothétiques, le temps pris pour m'expliquer les grandes lignes... j'étais prête à remettre tous mes plans en question et j'envisageais même de rester à Toronto toute l'année de mon pvt puis faire une demande de permis de travail (de 2 ans maxi je crois), cdi à l'appui. 45mn plus tard, je suis arrivée à l'appart' où Sahand s'est empressée de me demander un compte rendu de l'aprèm. *

En mode fin boostée, je suis allée faire un petit tour sur facebook, et puis, machinalement, je suis allée consulter mes mails...et j'ai découvert, sous le choc, qu'un des gérants de la chocolaterie où j'avais postulé quelques jours plus tôt était interessé par ma candidature pour un autre de ses magasins, et me proposait un entretien le samedi.
Wa-ow! Sacrée journée!! 
J'ai répondu que je serais bien présente pour l'entretien, et dans la foulée, j'ai envoyé un mail à l'employeur qui venait de me faire passer l'entretien. C'est tout à fait normal au Canada d'écrire un mail ou un courrier, à la suite d'un entretien, pour remercier la personne d'avoir considéré votre candidature, lui confirmer votre intérêt pour le poste et si possible, de mettre en avant quelquechose que vous pourriez apporter à l'entreprise.



Aparté culinaire: pour remercier Yamuna et ses parents ainsi que Sahand de leur chaleureux accueil depuis mon arrivée, je voulais leur concoter un sympathique crumble. J'ai eu la judicieuse idée de...remplacer le beurre par du beurre de cacahuète. Résultat: j'ai failli transformer le dessert en charbon! Ouf, les dégats on été limités mais note moi même pour une prochaine fois: utiliser au moins la moitié de vrai beurre.


Le samedi, je me suis donc rendue à l'entretien pour un poste de vendeuse en chocolaterie. Je savais que le trajet serait long, puisque la chocolaterie se situait en centre ville. Mais c'était même aussi loin que possible de chez moi! Après 30mn de bus, 3/4 d'heure de métro et 15mn de marche, j'étais dans l'immense bâtiment  hébergeant _ entre autre_ la chocolaterie et...un musée de Hockey. J'ai eu une grosse pensée pour l'Ami Rémi qui se serait damné pour être à ma place.
Comme à mon habitude, j'avais 1000 ans d'avance (c'est mieux que 2mn de retard!) et ,ayant repéré la chocolaterie rapidement grâce aux explications très détaillées du mail, je me suis hasardée dans la galerie peu fréquentée _ le samedi, de nombreux magasins y étaient fermés. 
Quelques minutes avant l'heure fatidique, je suis rentrée dans la chocolaterie et l'aie arpentée pour me faire une idée des produits proposés. Miaaam, c'était classe et alléchant! Un homme s'est avancé, je me suis présentée et il m'a indiqué une table au milieu du passage pour commencer l'entretien _ heureusement qu'il y avait peu de monde le jour là!
Il a commencé par me parler...d'employés qu'il avait eu et avec qui ça avait été compliqué à cause de la barrière de la langue. Super, ça commence bien...J'ai refais mon speech, désormais bien rodé, sur mes capacités d'apprentissage et ma motivation. On a continué à discuter, je pensais que l'entretien allait rapidement se terminer lorsqu'il m'a expliqué qu'ils étaient deux co-propriétaires, qu'il allait bientôt partir en retraite et qu'il voulait que l'autre discute aussi avec moi. Il s'est alors avéré que je n'avais rien compris puisque je pensais avoir eu à faire à l'auteur du mail, et c'était bien le cas, par contre son prénom était différent parce que la signature des mails était toujours au nom de l'autre...lol
Le 2ème qui s'est donc dirigé vers moi, m'a saluée, et s’est assis en face de moi pour l'entretien, le retour. Il m'a demandé ce qui avait été discuté avec son collègue _ bien joué la petite technique innocente pour voir si je suivais_ et puis il m'a posé des questions sur comment je voyais le poste etc. Tout a coup, il m'a posé une question qui m'a fait bien rire, spontanément: "bon alors, si tes amis étaient là, et que je leur demandais de te décrire, ils diraient quoi?!" Les copains, dites moi si je me trompe, mais j'ai répondu que vous commenceriez par rire de la question... et puis bon, j'ai pensé que cette réponse n'était pas satisfaisante à elle seule, alors j'ai ajouté que vous diriez que je suis à la fois "fun" et sérieuse, que j'aime m'amuser mais que dès qu'il s'agit du travail, je suis consciencieuse et investie. Désolée si j'ai menti en votre nom (je fais la gueue tout le temps et j'ai une fourrure de yéti version hiver dans la main), mais vous n'aviez qu'à être là pour répondre vous même nan mais sans déconner!
Il m'a ensuite demandée ce que j'avais comme expérience concernant le chocolat...j'ai répondu que déjà, j'aimais bien le gout (et ben, si avec ça j'ai pas le poste...me suis-je dit, bien cyniquement), et puis j'ai rebondit en disant que si j'avais peu de connaissances techniques, je savais de manière bien certaine la raison pour laquelle les clients en achetaient. Que pendant cette période de fêtes, le but est de faire plaisir et que j'aimais bien cette façon de voir les choses. J'ai conclu en insistant sur le fait que j'aurais à cœur d'apprendre rapidement la particularité de chaque produit afin de pouvoir conseiller pertinemment les clients. 
Quelques questions plus tard, le premier est revenu et le deuxième est retourné à ses créations, il a conclu l'entretien et m'a assuré que quelques soit la décision, il m'en informerait dans les plus brefs délais. Il a également soulevé le fait que le poste était à temps partiel, et que j'habitais vraiment loin, alors je lui ai assuré que s'ils prenaient la décision de m'engager pour la saison, la distance serait effectivement mon problème, mais ne deviendrait pas le leur. J'ai toutefois mentionné que j'étais dans l'attente d'une réponse pour un poste en cdi temps plein près de chez moi, que je devrais l'obtenir en moins d'une semaine et qu'il était important pour moi qu'il le sache afin de ne pas faire faux bond dans le cas où ils seraient intéressés par mon profil. Le gérant a vraiment été compréhensif, et m'a assuré qu'il comprenait tout à fait, et que lui même, dans ma situation, choisirait évidemment l'autre poste dans le cas où les 2 lui seraient proposés.

Je n'en revenais pas...Ha ces canadiens, qu'ils sont chaleureux! Même lors d'entretiens professionnels...

Encore une journée passée dans une excellente humeur! Et histoire de l'entretenir un peu plus, les frenchies sont venues à l'appart le soir, et avec Yamuna et Sahand , nous avons bien profité d'une soirée grosse bouffe devant un film.
Ni-quel!!






Le dimanche matin, j'ai reçu un email de la chocolaterie, comme quoi ils avaient décidé de m'intégrer à leur équipe pour les fêtes, et que ma formation _ sur le tas_ commençait le mardi. Je me suis empressée de répondre, et j'ai fouiné sur leur site histoire d'apprendre le nom de toutes les petites merveilles caloriques de leur catalogue.

Le lundi, rien de particulier, jusqu'à ce que j'ouvre ma messagerie, et...OH PUREE DE SAPRISTI DE ZUT ALORS: un email du premier employeur à m'avoir accordé un entretien...Le fameux CDI temps plein a 5mn de bus et 20mn de marche (au lieu de 10mn de marche 30mn de bus et 40mn de métro)...J'ai probablement fermé les yeux en ouvrant le message, ce qui, je vous l'accorde, est stupide puisque ne permettant pas exactement de pouvoir lire le contenu. Mais trop de suspeeeeeence, vous comprenez?!
Bref, j'ai bien du finir par les ouvrir , et au passage, j'ai frôle l'apoplexie. (aparté: c'est rigolo parce que j'utilise ce mot pour une petite figure de style sympathique, une exagération humoristique pour décrire mon état de fébrilité ébahie mais...je n'ai aucune idée de ce que peut bien etre une apoplexie, médicalement parlant. Allez; je poursuis la rédaction, et puis j'irai googler ça un de ces 4). Le mail indiquait que, mais oui, le mail indiquait que...ils avaient décidé de m'embaucher, avec une période d'essai de 3 mois. TROP BIEN ENORME TRUC DE FOU INCROYAAAAAAABLE. Bref,j'étais plutôt contente.
Apres le temps de réaction, plutôt longuet je l'avoue, mais en plus, je venais de me lever je crois (ça n'aide pas a être réactif), je me suis rendue compte qu'il allait falloir annoncer aux autres que je ne pourrait pas travailler pour eux. 
Croyez ou le pas, mais ça n'a pas été si facile! Je déteste cette impression de faire faux bond, même si ce n'est pas volontaire et meme si j'ai été honnête _ j'ai . C'est quand même une chance que l'on te donne, et la décliner n'est pas si anodin. Mais c'est la vie... j'ai passé un coup de fil mais le patron n'était pas dispo. J'ai donc écrit un mail pour tout expliquer et proposer de venir juste le lendemain s'ils m'avaient compté dans les effectifs, pour etre sure qu'ils aient l'info au cas ou je ne parviendrais pas a les joindre par téléphone. Plus tard, j'ai repassé un coup de fil et j'ai pu; cette fois, annoncer cela de vive voix à boss numéro 2. 
Cela aurait pu s’arrêter là... mais en fin d'après midi, j'ai reçu un mail en réponse au mien de boss numéro 1. J'ai été tellement éberluée (et il faut l’être, éberluée, pour employer un mot pareil) de sa réponse, que allez cadeau, je la traduit ici: 

Thank you for the kind email and offer of help on Tuesday.  Tuesday was to be an orientation day so no problem regarding sales staff for the store.  I enjoyed our conversation very much and sincerely appreciated your honesty.  I am confident you will do well in your new position because you are an engaging individual with great people skills, to say nothing of the charming allure of the "French" accent.  Enjoy your time in Canada.  Again, all the best in your new job..

Merci pour le gentil message et la proposition de venir aider mardi. mardi était censé être un jour initiation donc il n'y a pas de problème concernant les effectifs pour la boutique. J'ai beaucoup apprécié notre conversation et j'ai été sincèrement sensible à ton honnêteté. Je suis sur que tu te débrouilleras bien dans ton nouveau poste car tu es une personne agréable avec de bonnes compétences dans le relationnel, sans parler du charmant attrait de l'accent français. Profite de ton séjour au Canada, et , à nouveau, tous mes voeux dans ton nouveau travail.

Ce genre de message, en réponse à un refus _ même si motivé _ d'une proposition d'embauche....ne me semble pas tellement envisageable en France lol. 

Concernant mon fameux nouvel emploi, je vais le décrire dans un prochain article. Après tout, ce sera globalement un peu toujours la même chose, donc je vais éviter d'en écrire des tartines dans chaque article pseudo-hebdomadaire (plutôt mensuel maintenant comme vous pouvez le constater).  

Les semaines passent trèèèèès vite, et les week ends aussi du coup, mais j'essai de sortir un minimum, ne serait-ce que pour respirer un air frais.

Le premier we (de mon nouveau travail), j'ai également travaillé le samedi, car c'est le seul jour que l'ex employée que je remplace peut me former. Le dimanche, ma super géniale sortie de la semaine a été un aller-retour jusqu'au métro (1h de bus) pour...aller acheter mon pass bus/métro de décembre, wouhouuuu!! Heureusement, ma chère Sahand était de la partie et le trajet est passé très vite. On en a profité pour aller faire un saut chez Shoppers, un magasin qui vend un peu de tout, du maquillage jusqu'à la bouffe en passant par des médocs et des jouets. A l’affût de bonnes affaires post Black Friday,  en moins dangereux (des amateurs un peu cinglés de ce concept ont quand même provoqué le décès d'un employé us en 2008 en se ruant dans le magasin alors qu'il ouvrait les portes), on a fait le plein de shampoing, crèmes, savon, et un peu de nourriture aussi au passage. Programme peu passionnant, mais adapté à une semaine à fond. Et puis, peu importe le contexte, on  bien rigolé et c'est le principal.

Le 2ème week end, rebelote le samedi. Le dimanche, j'ai rejoint Maud et Sandrine au centre ville pour aller faire un tour au salon "One of a kind" , puis au marché de Noel du quartier de la distillerie.  







Journée bien froide, mais ensoleillée, avec un beauuuu ciel bleu, une bonne dose de rires...de quoi faire le plein de bonne humeur pour la semaine à venir. 
















      
     
      


 Au salon, il y avait principalement des      
  artisans   qui proposaient a peu près de tout,      allant de mets gastronomiques à des objets de déco, sacs fabriqués en...ceintures de sécurité, bijoux, tableaux etc. On a toutes les 3 failli craquer pour un stand de bijoux, qui étaient à la fois simples et vraiment jolis...mais une once de lucidité nous a fait reculer, après avoir déniché leur prix. On en est venus à la conclusion que ça doit être super sympa, Toronto, pour les gens riches. 

























Le marché de Noel était bondé!! On est passées devant un nombre important de stands (là aussi, variés, beaucoup proposaient de la nourriture (hot dogs, poutines, cuisses énormes de dinde...et le nombre de client était faramineux sachant qu'il était...autour de 16h! Sacré goûter!), mais on ne s'est pas arrêtées, il était impossible de s'attarder devant un stand sans entraver la circulation piétonne, et ça, ça donne moins envie. 

Journée peu fructueuse en achats de Noel, mais sympathique de tout autre point de vue donc.






Le 3ème week end a commencé le samedi avec une grasse mat' (wouhouuu, j'ai dormi jusque...9h! Et encore, en me forçant à redormir après m’être réveillée à 8h14...haa, vieillesse, vieillesse ennemie!)
Au programme, soirée avec des amis de Yamuna, elle même et Sahand. Repas mosaïque (chacun amène quelque chose), et puis...Taboo! Excellente ambiance, délicieux snack, de grands éclats de rire...j'ai vraiment été impressionnée de la facilité avec laquelle les canadiens savent mettre à l'aise et intégrer des gens qu'ils rencontrent pour la 1ère fois! 
Grand challenge que le tabou en anglais, mais pris par le jeu, on en oublie presque la langue que l'on est en train de parler! Mes coéquipiers ont bien géré, malgré mon accent bien franchouillard!! 
Quant aux mimes qui ont suivi...j'en ai encore mal aux maxillaires d'avoir tant ri! Record de perspicacité (et de chance!) pour Sauver Willy...et grande déception (ouf, partagée avec une autre française qui était présente): le Canada ne connait pas le Marsupilami!!!!!
Je suis obligée de rendre hommage ici à cet étrange animal de la foret tropicale, ouba ouba c'est LUI le Marsupilami: 




Dimanche, mode ménache enclenché, et comme touuuuus les dimanches, la journée est passée très vite! Allez; je vais me préparer mentalement pour une nouvelle semaine de taf, et dormir un peu aussi accessoirement! 

NB: les week ends passent vite, évidemment, mais le plus fou c'est que les semaines aussi!! 
Prochain article, description de mon poste, premières impressions et bref compte rendu des premières semaine. Mais je vais également tenter de rattraper mon énorme gigantesque monstrueux retard en traduction des articles....Petite question réthorique _ mais si vous avez une réponse, ça m'interesse: POURQUOI les journées ne durent-elles que 24h et/ou QUI a décrété que le sommeil devrait être vital?? 
Sur ces questions philosophiques, je vous souhaite une bonne semaine!




















jeudi 4 décembre 2014

Joyeux anniversaire à ma filleule d'Amouuuuur et son frérot / Happy Birthday to my beloooooooved goddaughter and her brother

♬ Joyeux anniversaiiiiiire Joyeux anniversaire Joyeuuuuuuuux anniversaire Cyrieeeeeeelle et Mathiaaas, Joyeux anniversaiiiiiiiiiiiiiiire ♬ 










♬Happy Birthdayyy to youuuuuuu Happy Birthday to youuuuuuuuuuuu Happy Birthday to youuuu Cyrieeeelle and Mathiaaaaaas; Happy Birthday to youuuuuu  ♬

vendredi 21 novembre 2014

Grande thématique: les courses! Big Topic: (food) Shopping

La première semaine, j'ai joué la big big radine en mode Molière, vous savez, du style "il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger". Je m'étais donc achetée le strict minimum dans une épicerie indienne, histoire d'avoir une pomme et un thé le matin,et des pâtes ou un mix de riz/petits pois/pseudo knacks de poulet. Un peu extrême, mais bon, une petite diète ne fait jamais de mal n'est ce pas, et puis surtout cela m'a permis de tenir financiérement jusqu'à l'arrivée du sacro saint virement sur mon compte Canadien. (Je me suis récompensée de cet effort bénéfique en achetant mon premier pot de beurre de cacahuète lors des courses de la 2ème semaine.

Ha, d'ailleurs, c'est le sujet de cet article, les courses de la 2ème semaine! Mais je leur accorde même un article à part, parce que cela s'appliquera, je pense, à toutes les courses alimentaires que je ferai au cours de ce PVT.

Alors, il me semble que mon premier contact officiel avec un supermarché canadien a eu lieu... le jeudi. Dans ces eaux là en tout cas, je venais de recevoir le virement et j'étais prête à faire chauffer la carte de débit! (Oui bon, gentimment hein, je suis pas Crésus, je voulais juste me nourrir décemment). 

Tout d'abord, il faut savoir que le supermarché se trouvait dans un "mall" pas très loin de chez moi. Je venais de faire la tournée des opérateurs mobiles, et j'ai déniché l'entrée du "No Frills". Du coup, j'ai débarqué du côté de la sortie des caisses, et je suis allée me chercher un caddie, en pensant naïvement que si l'entrée via Mall donnait là, il devait y avoir moyen de rentrer dans le magasin à proprement parler. Sauf que je me suis retrouvée face à face avec un vieil homme qui m'a regardée de manière très sceptique, je l'ai quand même remercié de me laisser passer...avant de réaliser que j'étais juste en sens interdit caddial mouhaha. Dégoutée, j'ai rangé le Caddie, récupéré mon précieux dollars, et suis rentrée par le bon côté cette fois. 2 barres en métal espacées de la longueur d'un caddie environ m'ont fait douter une dernière fois sur la fonctionnalité de mon instinct orientationnel en supermarché canadien, mais ouf, fausse alerte, ça a l'air d'être normal.
J'ai dégotté un panier à roulette près d'une caisse, et...premier frisson de dégout: le fond était peu ragoutant. J'ai comparé avec d'autres, aucun ne respirait la saine propreté, j'ai donc pris sur moi ( ça c'est le côté maniaque), après tout, en relativisant bien, ça aurait pu être pire: le fond aurait pu être badigeonné d'un liquide gluant et pestilenciel à l'origine inconnue... Mouais. 


Ensuite, j'ai commencé par faire un petit tour de propriétaire, sans idée précise, juste pour voir. 2ème frisson de dégout: les fruits (pommes principalement) étaient BRILLANTS! Nan mais oui! Limite fluorescents, j'en sais rien, j'ai pas éteint la lumière. Mais tout lisses, étincelants...comme si la sorcière de blanche neige utilisait la pomme pour en faire une pub de produit ménager (avec Eau écarlate, la pomme empoisonnée n'a jamais été aussi propre et appétissante!).
Mouais.
Bwaaaaah, mais qu'est ce que je vais faire à mon pauvre corps sans défense en mangeant des produits chimiques pendant un an?!

Alors après, je ne vous raconte pas! Enfin si, du coup, c'est quand même le but du blog et de l'article. Et bien voila, vous m'avez peut être connue méfiante ou stressée dans certaines situations spécifiques?! Et bien ce n'était rien comparé à cette expérience. Là j'étais carrément en mode paranoïaque paniquée, théorie du complot, tout ça tout ça. 

  • Et que je visualise tout ce que j'ai pu entendre sur le traitement (dans tous les sens du terme) des animaux pour la production de la viande en passant devant le rayon boucherie: mauvais traitements, mais aussi antibiotiques,hormones, nourriture "spéciale" (et pleines de produits douteux) etc. Voila quelques infos supplémentaires sur le positionnement du Canada envers cette pratique...
  • Et que j'imagine ce qu'ils peuvent bien faire entre la traite des vaches et le rangement des briques de lait en rayon. Le lait et les produits laitiers en général sont super chers au Canada. Ici , j'ai peut être trouvé un début d'explication, ça date de 2009 mais ça n'a pas l'air d'avoir beaucoup changé... Et  puis le gout n'est pas vraiment ce à quoi nous sommes habitués en France...Déjà, il est difficile de trouver du lait UHT, la plupart des briques sont au frais et à consommer rapidement après achat. De plus, il y a systématiquement inscrit " Vitamines A et D ajoutées" (explications ici) , et, alors là LOL, il y a de nombreuses briques de lait "sans lactose". Mais POURQUOI boire du lait si on est allergique au lactose? Ne serait-il pas plus censé (et sain) de trouver un autre aliment possédant des apports en calcium et autre plutôt que de s'enteter dans cette direction? On arrête pas le progrès, hein...
  • Et que je demande, en achetant des courgettes, comment elles ont bien pû être produites. Quelle quantité de pesticides a été utilisée, et surtout, quelle toxicité y est associée? Quant à savoir si la courgette est ou non un OGM...lol, surprise, mais ce ne sera jamais mentionné!

Voila pour les multiples réflexions qui ont accompagné ma première déambulation dans les rayons du No Frills. Je n'avais jamais pensé à tout cet aspect durant la préparation de mon séjour, et c'est bien l'un des rares points négatifs de la vie au Canada telle que je la découvre depuis 2 semaines et demi. 

Mais il ne faut pas rêver, l'accord de libre échange nord américain (signé entre USA, Canada et Mexique) permet cela, et les bénéfices économiques engendrés, comme d'habitude, prévalent sur les risques sanitaires provoqués par les méthodes de culture et de production alimentaires nécessaires à la compétitivité. 

Ha, et d'ailleurs, ça m'a rappelé une pétition signée en ligne il y a quelques mois concernant le Traité Transatlantique de Libre Echange Transatlantique, très bien expliqué ici (parti pris, certes, mais quitte à choisir, je préfère un militantisme écologique et humaniste à un militantisme financier, et, nécessairement capitaliste, no matter what). 

Ca en est où, d'ailleur, ce cirque? C'était censé être finalisé en novembre si mes souvenirs sont bons...Quelqu'un est au courant?! Commentaires merci!

Bref, revenons à nos moutons. J'ai quand même fait mes courses, assez blasée il est vrai, mais je ne vais pas avoir d'autre choix que de m'adapter et me nourrir à la mode Canadienne.
J'ai acheté de tout, malgré les pesticides, les OGM, les antibio et les hormones. Il y en a de toute façon partout, sauf dans quelques rares produits étiquetés "agriculture biologique", qui sont évidemment beaucoup plus chers. Hé oui, Si l'on est pas Crésus,  il faut faire un choix entre une nourriture saine et une vie interessante, quel beau monde que celui dans lequel nous vivons! 

Mon choix est fait, donc... Mais se nourrir par résignation, je trouve quand même cela dommage.

A part cela, il y a quelques grandes différences entre un supermarché Canadien et un français.
Déjà celui ci était considéré comme "discount", mais il avait la taille d'un petit Leclerc, et on peut y trouver de tout, avec un choix important. 

Je trouve que les rayons sont très mal organisés. Ils sont certes plus pratiques que ceux d'un Aldi par exemple, mais aucune logique ne m'est apparue en arpentant le magasin. Exemple le plus drôle: serviettes hygièniques en face de concentré de tomates! J'ose quand même esperer qu'il n'y a pas un lien dans la production...je serre un peu la gorge en avalant mes spaghettis aux légumes! 
Sinon, énorme choix de pain, principalement sous forme de pain de mie; et également de gateaux et autres concentrés de calories que l'on retrouve partout dans le magasin. 

Enfin, passage en caisse, et au moment de payer, je brandis ma carte de débit, comptant l'utiliser pour la première fois. Sauf que le lecteur de carte est différent de ceux que je connais, et ma carte a elle même deux possibilités d'utilisation, sachant qu'en plus il faut que je fasse le choix, à chaque fois, entre mon compte courant et mon compte épargne (celui ci entrainant des frais si je l'utilise pour payer). Oulaaaa, crise paranoïaque + erreur de manipulation de la carte de paimement...j'ai abdiqué et ai payé en "cash" avant de devenir complétement folle. 

Voila voila ,expérience rigolote une fois terminée, mais waaw quel aprèm! Le retour a été sympa aussi, dos en compote et épaules endolories, il fallait bien s'acharner jusqu'au moment béni de soulagement: le franchissement de ma porte d'entrée.

Point positif de l'affaire: J'ai du beurre de cacahuète.

Technique de survie: TOUJOURS laver et éplucher les fruits et les légumes avant de les consommer.


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mercredi 19 novembre 2014

La 2éme semaine / The second week


Pour cette deuxième semaine, censée me rapprocher du tant attendu virement français, j'ai investi dans une carte de transport hebdomadaire. Choix judicieux qui m'aura évitée de me ruiner en aller/retour centre ville/ appart.

Les transports sont très chers ici (voir le site de Toronto Transit Commission), mais c'est quand même bien pratique pour se déplacer en ville, et je pense nécessaire quand on habite mon quartier. 

  J'ai commencé la semaine par un atelier au centre francophone avec des conseils pour rédiger "resumes" et lettres de motivation. En fait, le "Resume" n'a rien à voir avec un CV français.
  Ici ,il faut cibler très précisémment le poste visé, montrer que l'on a compris de quoi il s'agissait, et prouver par A + B que nos compétences, expériences et qualifications correspondent parfaitement au poste.
  Il faut se vendre, quoi. Ne pas hésiter à ajouter une bonne dose de fioritures, à extrapoler à partir d'expériences, à balancer du chiffre à plein régime...autant dire que j'adore faire ça! 

Après une bonne dose d'arrachage de cheveux, de contact d'anciens collègues/chefs (ouuf, qui sont aussi des amis et avec qui je suis régulièrement en relation), et un sacré nombre d'heures parties en fumées pendant que j'étais assise devant mon ordinateur (même pas en train de mater une série!), ça y était, enfin, j'avais un "resume" à l'aspect à peu près canadien pour chercher un poste de vendeuse (également utilisable pour un poste de serveuse).

  Pour rédiger le resume (et la lettre de motivation associée), je m'étais basée sur une annonce postée sur la page fb des pvtistes à toronto (ici) stipulant qu'une chocolaterie (mmmmh) recherchait des vendeurs. 
Je voulais y déposer resume + lettre de motivation le plus rapidement possible, sauf que "rapidement" devient très relatif quand :

1) tu habites à 1h15 en transports en commun de la boutique
2) tu n'as pas d'imprimante
3) Haaa, et oui, c'est vrai, tu n'as pas de numéro de téléphone non plus!!

Bref, il était grand temps pour moi de me jeter dans la jungle cruelle des offres mobiles canadiennes.
En prévision de cette démarche, j'étais également allée fureter sur internet pour comparer les offres, avoir quelques avis de consommateurs lambdas, et quelques avis de pvtistes. Je me suis également rendue au petit centre commercial près de chez moi pour poser quelques questions aux employés de 3 opérateurs différents, afin d'être sûre d'avoir une bose base de comparaison. 

Ha oui, car tout comme les comptes courants, les abonnements téléphoniques sont très différents d'en France. Ils n'ont pas connu de révolution free ici (il serait temps d'ailleurs), du coup les offres sont chères et comportent de nombreux pièges. 

Ainsi, et cela peut éventuellement se comprendre, la plupart des offres ne concernent que les appels LOCAUX, c'est à dire dans une zone précise du Canada, les autres appels éventuels comptant en hors forfait. Le Canada étant beaucoup, beaucoup plus étendu que la France, la notion d'appel longue distance n'y est pas tout à fait désuète. Mais heureusement, il existe également des offres comprenant des appels dans tout le Canada ("Canada Wide"), décomptés normalement du forfait comme le serait un appel local. 

Bon, me voila parée pour la chasse au forfait, petit tableau comparatif, hop hop, il ne me reste plus qu'à aller poser 2-3 questions à un opérateur partenaire de PVTistes.net Sauf qu'il n'y a qu'une adresse, au centre ville, je me prévois donc une journée bien chargée:
 Questions résiduelles chez phonebox / recherche d'une boutique fido si l'offre de phonebox ne me convient pas et ouverture d'une ligne/ passage au centre francophone pour faire relire resume + lettre, ajout de mon numéro et impression/ passage éclair à la chocolaterie pour y déposer tout cela/ retour express au centre franco pour l'atelier sur le droit canadien en milieu professionnel et enfin soirée pvtiste. 

Haha, mais que j'étais naïve!
J'ai déjà mis un peu de temps à trouver le locaux de phonebox, planqués en haut d'un coin d'immeuble et indiqué par des petites feuilles fléchées. Ensuite, j'explique que je souhaite avoir des infos sur le forfait basique, en précisant que je viens dans le cadre de l'offre pvtistes. L'employée me renseigne, mais au fur et à mesure de la conversation, je me rends compte que cela ne va pas du tout me convenir. L'offre n'est que locale, le réseau de l'opérateur est peu étendu (en tout cas, pas dispo partout au Canada) et pour profiter de l'offre pvtiste, il faudrait que je souscrive pour un an. Sauf que considérant mes projets de voyage au cours du séjour, je ne peux pas me restreindre ainsi. 

Bref, j'ai pris congé (en remerciant pour les infos, quand même), et je me suis dirigée vers le centre francophone en esperant trouver facilement une boutique fido sur le trajet. Peine perdue, dans Chinatown, les boutiques à front de rue vendent essentiellement des souvenirs ou des légumes ou des vêtements, ou de la bouffe ou ce sont des banques. Voila, en gros. Je me suis renseignée auprès de plusieurs personnes qui m'ont indiqué diverses possibles localisations, en fait, je me suis surtout promenée dans tous les sens pendant 30mn avant, enfin, de tomber sur le gros centre commercial du coin. Yeees, un fido se trouvait à 2 pas de l'entrée. Par contre, hum, bonjour l'ambiance. J'ai presque eu l'impression de déranger le vendeur en entrant dans la boutique. Je lui ai proposé de finir ce qu'il faisait si je l'avais interrompu au milieu de quelquechose, mais en fait non, il ne faisait rien, il aurait préféré continuer à faire cela. 
Confirmation des infos que j'avais, vérification de mon passeport + carte de...crédit!( française, la carte de débit canadienne n'a pas eu l'air de lui plaire), ça j'aimais moins mais bon, vu l'ambiance, je préfèrais penser qu'il s'agissais d'une procédure routinière plutot que de me lancer dans de grandes questions existentielles. 
Au final, conditions correctes (et économique) au regard de l'offre générale en téléphonie mobile canadienne, en esperant qu'aucun problème ne surviendra:

  • 31,5 $ / mois au lieu de 35 (parce que j'ai amené un téléphone desimlocké), plus taxes!! (hé oui, surprise, les taxes sont en bonus au moment du paiement, et non précisées pour les novices dans les tarifs; c'est 13% du montant je crois, à payer en plus du forfait chaque mois). 
  • 250mn d'appel par mois dans tout le Canada (/!\ça peut paraitre beaucoup, mais n'oubliez pas qu'ici, les appels entrants sont également facturés! 250mn comprend donc appels entrants et sortants).
  • Sms internationaux et dans tout le canada illimités
  • Appels illimités au Canada les soirs de 17h à 7h du matin et les week ends à partir du vendredi soir 17h
  • Affichage du numéro et messagerie vocale jusqu'à 3 messages qui peuvent être gardés jusqu'à 3 jours. ==> hé oui, ça peut paraitre aberant, mais ces services allant de soi en France sont ici une option normalement payante!

Bon, voila, munie d'un téléphone à nouveau fonctionnel (resté en mode hors ligne depuis Charles de Gaulle), je me suis hâtée de rejoindre le centre francophone.
Lorsque je suis arrivée, il était déjà 14h30. J'ai vite vu mon espoir de finaliser le CV, l'imprimer, le déposer puis revenir pour l'atelier de 16H s'envoler, loin, loin, loiiin....Mais bon, ce n'était quand même pas le moment de perdre d'avantage de temps, j'ai mis les documents à jour puis je les ai soumis au regard compétent et exigeant d'une conseillère. 
Ha ben en fait, non, je n'avais pas flirté avec la perfection canadienne, loin de là. J'ai fait un mic mac entre un CV fonctionnel et chronologique, sans pour autant avoir la forme d'un CV combiné. Lol, comme d'hab, je n'ai pas spontanément réussi à rentrer dans les petites cases... Mais elle valide malgré tout le contenu, qu'il faut toutefois réorganiser et retoucher pour correspondre aux formats attendus. Ok, là c'est vraiment pas la peine de rêver, je ne déposerai pas ma candidature à la chocolaterie aujourd'hui...
J'ai donc retravaillé les documents en suivant ses conseils et les ai imprimés in extremis avant la fermeture du centre. Entre temps, Sandrine m'a rejoint pour l'atelier sur Le droit professionnel en Ontario. L'intervenant, un juriste spécialisé, était clair et interessant. Et il a été confirmé qu'ici, un employé peut sans préavis et sans justification nous licencier du jour au lendemain...Trop cool! --'
A part ça, fait pas bon avoir des projets autres que professionnel en Ontario: 2 semaines de congés payés par an seulement! Mais bon; en tant que résidente temporaire, ce n'est pas trop mon problème.

Après cette journée bien sportive (à courir partout sans être franchement productive pour autant), rien de tel que la perspective d'une soirée PVTistes pour regagner les quelques degrés de motivations égarés en chemin. Et le top, y aller avec Maud et Sandrine: quoi qu'il arrive, on ne va pas s'ennuyer!



Effectivement, un coin de bar était réservé à l'événement, et nous avons été chaleureusement accueillies par les organisateurs avec un petit jeu pour briser la glace. Un BINGO, et oui, avec quelques informations éparses sur certains participants, dénichées au cours de conversations sur le forum du site. Il fallait attribuer un prénom à chaque déclaration, ce qui nécessitait d'aller parler aux gens! Bien cool comme idée, sauf qu'une fois que tout le monde est arrivé, on était une 100aine à parler français, un peu serrés dans notre coin. Certains ont plus joué le jeu que d'autres (Sandrine, bien joué, tu as failli gagner une place de ciné!Et tu l'aurais mérité!).
Cela nous aura permis de discuter avec quelques uns de nos compatriotes, qui se sont révélés bien sympathiques! Mais arriver à plusieurs n'incite pas franchement à se socialiser, contrairement à quelqu'un qui arrive tout seul et qui n'a pas le choix s'il veut passer une bonne soirée. On a donc un peu choisi la facilité, mais on y remédiera aux prochaines soirées! 
En tout cas, la bière était bonne (servie en pinte directement), et les sticks de mozza...Miam! Gros bordel (et rigolade, du coup) pour régler la note, c'est tellement compliqué ici! Il y a le prix initial annoncé, auquel sont rajoutés les taxes, et il ne faut SURTOUT pas oublier de rajouter 10 à 15% pour le service qui n'est pas inclus, sous peine de se faire regarder franchement de travers.



Bonne soirée donc, à refaire bientôt!

Enfin, le samedi, Sahand (ma coloc), Sandrine, Maud et moi-même nous sommes données rendez vous au port d'embarquement du ferry pour aller sur les îles.
Le trajet jusqu'au au port nous a déjà bien rafraichies, et étant en avance, nous nous sommes accordées une petite pause café dans un "Tim Hortons" café. 


Perplexe devant le panel de boisson proposé, j'ai opté pour un "french vanilla". Je me doutais que ça serait plutôt sucré, mais alors là! C'est mon café IRTS version lait/arôme/sucre/sucre/sucre/goutte de café.
Alors heu, oui, c'est bon, haaa ça il n'y a pas de doute. Mais "trop" bon quoi, c'est pas naturel tout ça!! Je me suis donc régalée en me promettant de ne jamais, jamais en faire une habitude. Je ne pense pas que ça m'aurait un jour tenté de devenir une consommatrice extrème de café Tim Hortons, Starbucks ou autre lubie de notre belle société de consommation, mais au moins, croix de bois, croix de fer, je me suis fait une promesse et si je la trahis je vais en enfer! 



Concernant notre passage sur l'île il fût...frisquet!! (Euphémisme bien sûr, un petit vent bien mesquin n'a pas arreté de s'engouffrer là où il pouvait, généralement dans le col de nos manteaux; il ne nous a pas non plus épargné visage et mains _ quand on était suffisamment écervelée pour enlever nos gants et prendre des photos par exemple). Mais c'était super beau!!


Par contre, cet havre de calme tranchait RADICALEMENT avec le centre ville que nous avions quitté 15mn auparavant. Ici, nous n'avons quasiment croisé personne en environ 2h, il faut dire que peu de gens ont été assez fous pour s'aventurer sur l'île par un temps pareil. A noter qu'il faisait beau, mais juste froid!

Ce qui est excellent, c'est que cette île est habitée. Il y a des Torontois qui tous les jours, prennent le ferry le matin pour aller travailler, et rentrent chez eux par le même biais le soir. Je trouve cela absolument génial, et je me verrais bien dans cette situation immobilière si je vivais là de manière permanente. Bon, il vaut mieux éviter d'avoir peur de l'eau, et il est également nécessaire de croiser les doigts bien fort pour qu'une tempête ne se produise pas, car bye bye la possibilité de rejoindre le centre ville, et tous les vivres qui vont avec. Ca doit également être peu pratique au moment de faire ses courses (enfin, plutot pour les ramener); surtout au début lorsqu'on veut s'acheter de l'électroménager ou autres encombrants. Ils doivent serrer un peu les fesses l'hiver quand même, surtout après celui qu'ils ont subi l'année dernière, parce que là bas, une panne d'électricité ou d'eau courante doit être, je pense, plus longue à résoudre. 
N'empêche, c'est génial de voir tous ses gens débarquer ou embarquer avec leur vélo.





L'aspect inhabité de l'île telle que nous l'avons arpentée est impressionante, habituée que nous sommes maintenant à la foule qui arpente quotidiennement les rues de la ville. D'autant plus avec certain détails anodins, mais qui laissent libre cours à l'imagination. Par exemple, ces 2 vélos d'enfants, laissés au hasard d'un chemin, sans l'ombre de leurs propriétaires. Ou bien toutes ces petites maisons, allumées, mais sans âme qui vive à l'intérieur. Maud n'a pas manqué de remarquer tous ces détails et de les assembler en une ambiance glauque à souhait, qui nous a fait frissonner de froid aussi bien que de joyeuse peur. 






C'était un super samedi à Toronto, qui a clôt la semaine! Le lendemain, je suis restée à l'appart en mode loque et je me suis enfin attelée à la rédaction de l'article sur la 1ère semaine. 








dimanche 16 novembre 2014

La première semaine / the first week


Premier jour, je me réveille en croyant avoir dormi longtemps (je l'aurais mérité vu la grande journée que je venais de passer): et bien, effectivement, il est 11h21...en France!! Ici, il n'est qu'un tout petit mini ridicule 5.21 am, et bien sûr, impossible de redormir!

La tête où vous savez et les idées dans tous les sens,, il a quand même bien fallu abdiquer: non, ce n'est pas aujourd'hui que je me constiturai un capital sommeil à faire pâlir les hibernants. Je me suis donc levée, et ai commencé ma nouvelle vie dans un nouvel appart dans une nouvelle ville d'un nouveau pays. Cool!

Dans les premiers jours suivant l'arrivée dans le cadre d'un PVT, 2 démarches essentielles doivent être rapidement entreprises:

Obtenir un NAS (numéro d'Assurance Sociale) et Ouvrir un compte en Banque.

il a donc fallu passer par la case "officialiser ma présence ici, et effectuer la 1ère démarche de recherche d'emploi" ==> aller dénicher le fameux NAS, qui ne m'apportera rien d'autre qu'une existence professionnelle légale. Olala; si c'est comme en France, une mini démarche administrative risque de me prendre des heures!!

Déjà, il a fallu trouver l'adresse du "Service Canada" le plus proche. Quelques googlages et un coup de fil plus tard, j'avais 2 adresses en tête. Je les ai soumises via fb à Yamuna qui était au travail, elle m'a rapidement répondu pour m'en donner une plus adéquate, à 1O/15 mn à pieds de la maison.

2ème étape: préparer l'itinéraire. Oui, je sais, c'est un grand mot pour un si court trajet. Mais je ne connaissais rien ici, et le principal était déjà de savoir approximativement situer la maison sur la carte, même si la rue n'y figure pas, afin de ne pas se perdre stupidement dans un périmètre de 2 km! Ouf, j'ai réussis à retrouver la localisation approximative que Yamuna m'avait rapidement montré la veille. J'ai également reperé la direction dans laquelle il fallait que j'arpente l'avenue pour atteindre le service. Et ce n'est pas une démarche stupide car ici, les avenues sont INTERMINABLES, et il serait quand même dommage de marcher 2h avant de réaliser que haaaa non, ce n'était pas une bonne idée de choisir cette direction!

Bref, trajet en tête et sac sur le dos, je me suis rendue au service canada sous une désagréable et fourbe petite pluie qui a mis à mal mon champ de vision (haa les lunettes, quel bonheur...).
Et la, ce fut l'antidrame! Il s'est passé 20mn montre en main entre le moment où je suis entrée dans le local et celui où j'en suis sortie avec mon NSA.
Entre temps, j'ai donné mes nom/prénom à l'accueil, Je m'attendais à me faire appeler par un très professionnel "Miss or Mrs Blabla", non, ça a plutot été par "Laura?". Wow. L'employé s'est ensuite excusé 1000 fois car il devait terminer quelquechose avant de s'occuper de mon cas. "No problem", "it's all right", j'ai finit par être à cours d'expressions polies pour signifier que cela ne me dérangeait pas. Puis la routine, présentation du passeport et du permis de travail, il a vérifié que ma photo correspondait à peu près à ma tête (au passage, un compliment gratuit sur mes cheveux courts) et puis ça y était. Plus qu'à entrer quelques données dans l'ordi, et à imprimer la sacro-sainte feuille où figure mon NAS, à systématiquement présenter lorsque je serai embauchée quelquepart. Echange de "thank you" "have a nice day" et "take care", et c'était fini!!

J'aime la simplicité des démarches et l'efficacité des employés de service public dans ce pays!!!!!

Ce petit spécimen n'est qu'un individu parmis des milliers d'autres, il y en a plein partout!


Concernant l'ouverture d'un compte courant, il y a 2 façons de procéder. Soit rentrer dans la 1ère que l'on croise, soit comparer les offres et leur localisation nationale.
J'ai choisi la 2ème option, dans une optique de voyage déjà, et également dans le but de perdre le moins d'argent possible dans des frais de gestion ou autre.
Pour cela, il faut déjà se RENSEIGNER sur internet: Google et PVTistes.net sont nos AMIS! Mais il faut tout de même garder un esprit critique et savoir précisémment ce que l'on cherche, car il existe autant d'avis qu'il y a d'offres.
La grande différence entre les banque canadiennes et françaises concerne le nombre d'opérations autorisées. En effet, ici, les comptes courants les moins chers sont entre 3 et 4 $ mensuels, mais avec un nombre restreint d'opérations,(opération = toute dépense, à savoir à chaque fois que de l'argent quitte votre compte. retirer de l'argent, donc, mais également payer par carte, effectuer un virement (ponctuel ou permanent), payer par chèque...) Ha, et toute commande de chéquier est payante, de même que retirer de l'argent dans un autre distributeur que celui de votre banque (vous serez chargé par votre banque, et par la banque concurrente!) 

VIGILANCE CONSTANTE donc (pour citer un grand pas de ce monde qui a l'oeil attentif à tout traquenard), si vous comptez voyager, mieux vaut opter pour une grande banque je pense. Les 3 principales (d'un point de vue national) sont RBC (Royal Bank of Canada), TD (Canada Trust), et CIBC (Canadian Imperial Bank of Commerce). Vous pouvez être tenté par une petite banque  (et qui peut d'ailleurs être très compétitive d'un point de vue local), mais pensez à ce terrible moment, dans plusieurs mois, lorsque vous serez à pétaouchnok, sans aucun distributeur de votre banque a 500km à la ronde...ça va pas être super rigolo de consulter votre suivi de compte en ligne avec toutes les charges qui seront déduites au moindre de vos retraits...

Un autres critère que j'ai comparé : le prix pour recevoir et effectuer des transferts internationaux.

Enfin voila, posez vous des questions et posez les aux conseillers qui vous accueilleront (et espereront vous appâter et gagner un client), n'hésitez pas à préciser que vous êtes dans une démarche de comparaison et non de signature immédiate, et abordez avec eux d'éventuelles offres commerciales proposées par les banques conccurentes. Ils pourront soit s'aligner avec cela, soit vous démontrez qu'ils proposent autre chose de plus interessant (ou pas, d'ailleurs!)

Il m'a personnelement fallu un aprèm entier et 3 entretiens pour choisir ma banque (RBC). Mais attention, cela ne sifnifie pas qu'elle est la meilleure, juste que c'est là où, à un moment donné et avec un conseiller précis, j'ai eu l'impression d'avoir la meilleure offre. 
Il faut dire que novice, j'ai fait une grande impression en débarquant munie d'une feuille avec différentes banques, des questions à poser et que j'ai baragouiné tout cela dans un anglais correct mais non parfait. Je me suis excusée de les accaparer (un conseiller et sa stagiaire), mais ils étaient à la fois amusés et interessés par ma manière bien frenchie de parler business! C'était vraiment un échange interessant (bon, ils sont là pour vendre, ils sont commerciaux, je sais, mais il y avait quand même un feeling), et je n'ai pas retrouvé cela dans les autres banques (et les conseillers m'ayant reçu n'y sont pour rien, le contexte était différent, ils étaient moins disponibles ou se sont montrés moins clairs dans certaines réponses). 

Après 6h à vagabonder dans Chinatown à la recherche de différentes banques, après 3 entretiens intensifs en anglais où mes capacités de concentration et traduction instantanées ont été mises à rude épreuve ,mais cool, suffisantes! Et après une fine analyse modelisée dans un tableau manuscrit rempli attentivement bien qu'à la va vite sur une table extérieure avec un vent farceur et devant ce qui, je l'apprendrai quelques jours après, se révéle être un centre de jour pour toxicomanes...APRES tout cela donc, je suis retournée à la 1ère banque, hop hop, questions subisidaires, puis passeport, visa, coordonnées, signatures, hop hop hop, remise de la carte provisoire et...ça y était, j'avais un compte en banque - vide, certes, mais c'était un début.

Si besoin, voici quelques conseils avisés pour ouvrir un compte courant au Canada:
ici , ici  ...et à vous de compléter la liste avec vos propres recherches, discussions, outils de comparaison...

Haha, et tant qu'on est dans le thème des pépettes, j'ai un super bon plan pour changer nos désuets petits euros en plus utiles dollars canadiens: 


GOLDIUM FX

279 Spadina Avenue

Toronto, ON
(416) 596-7601


J'avais passé un coup de fil (avec le fixe que ma proprio m'a aimablement proposé d'utiliser, les appels locaux étant illimités) à 2 des bureaux de changes réputés pour avoir les meilleurs taux de par ce site , et je suis allée à celui ayant eu le taux le plus interessant lors de mon appel. Et bien, je n'ai pas été déçue, le taux pratiqué étant très très proche du taux du marché! Car un grand sage a dit (lien précédent): "Et n'oubliez pas, de l'argent bien converti, c'est quelques bières en plus!"

Et TOUJOURS dans le thème flouze _car malheureusement, c'est un des grands aspects du voyage malgré tout, même si on a pas une âme de Picsou ou autre capitaliste invétéré, il faut tout de même bien avoir de quoi vivre, et gérer au mieux son budget en fonction de projets à court, moyen et long terme_ la cruelle attente du virement français sur le compte canadien.

Soyez prévoyants à votre arrivée, car le système de virement internationaux requiert souvent un délai de une ou deux éternités pour transferer de l'argent du point France au point Canada. J'avais retiré 400e à l'aéroport sachant que je devrais payer mon loyer, les transports en commun et éventuellement me nourrir de temps en temps dès les premiers jours après mon arrivée. Et bien, ils n'ont pas été de trop car l'attente du virement est vraiment très stressante (pour les stressés de la vie en cours de sevrage comme moi en tout cas. Pour les stressés de la vie tout court, c'est la mort, et pour les nonchalants, pas de quoi s'alarmer. Voila, à chacun son point de vue, n'est ce pas.)
Et encore, dans mon "malheur", j'ai eu beaucoup, beaucoup de chance! Déjà Yamuna, qui a été très compréhensive et patiente, et puis ma conseillère financière française, qui a été très investie et efficace, compensant par son professionnalisme les aléas de la lenteur banquaire. 
Au final, ajouter mon compte Canadien dans les comptes destinataires (2 jours ouvrables de délai) et ensuite effectuer le virement international (2 à 4 jours ouvrables de délai) aura pris... 8 jours!!! Et oui, fucking week end et jour férié! Mais ouuuuuuuuuuf, quel soulagement quand c'est réglé! 

NSA/ Argent. Voila pour les thématiques les plus barbantes  de la 1ère semaine.

Cars de Sims, Cars de Sims partout!!


Pour le reste, ça a été beaucoup plus joyeux et interessant.

Mes premières impressions sur la ville et les Canadiens (Torontois en tout cas) ont été positives. Mes premiers interlocuteurs (employés de l'aéroport, Yamuna, employés du Service Canada, chauffeurs de bus, employés de la Banque, inconnus me renseignant...) ont confirmé le préjugé que j'avais en arrivant, comme quoi les Canadiens ont un abord sympathique, ouvert, et sont toujours près à donner un renseignement. 

Certaines scènes, banales pour un canadien, m'ont particuliérement "impressionnée". La première a été bien sûr la conversation avec l'employée du service immigration, puis l'échange avec la femme de ménage à l'aéroport. Mais il y a eu plein de petits moments comme cela, où j'ai vraiment ressenti une sorte de "chaleur" dans la relation, même ponctuelle, même professionnelle.

C'est le cas lorsque le prénom est utilisé plutôt qu'un finalement impersonnel "Mme Blabla" , mais également trés fréquemment, en rentrant dans une boutique ou en s'adressant à un vendeur: "Hi" "How are you?". C'est presque destabilisant car je suis toujours sur le point de commencer à exprimer ma requête, et là je m'arrête, je réponds et je m'encquière à mon tour du "bien être" de mon interlocuteur et là seulement j'embraye avec ma demande. 
Une autre fois, je rentrais en bus (hé oui, j'habite à une bonne heure du centre en bus + métro...) et il était bondé. Arrivée à mon arrêt, je tente de me faufiler entre les gens à renfort de "excuse me", "sorry", et lorsque j'arrive enfin devant les portes, elles se referment. J'ai juste le temps de proférer un "shit" de circonstances, et spontanément, d'un même mouvement, les 2 mecs debouts près des portes en ont chacun retenu une, me permettant de descendre au bon arrêt. "Thank you very much!" C'est tout ce que j'ai trouvé à dire, et encore, je crois que mon expression faciale était toujours en mode "fait chier", tellement je ne m'attendais pas à cela! 


La première semaine, c'est aussi se rendre compte à quel point Toronto ressemble à une ville des Etats Unis. Fast food à gogo, Starbucks ou Tim Hortons (équivalent Canadien) tous les 2 mètres, locaux de toutes les tailles, du plus petit au plus gigantesque, mais toujours avec d'énormes pancartes publicitaires colorées, illuminées, pour les identifier plus vite. 
  Toronto, c'est également la juxtaposition d'univers très différents, ainsi de belles petites maisons sont bordées d'avenues immenses au traffic dense et varié, entre voitures, street cars (espèces de tram/bus qui roulent sur les mêmes voies que les voitures) et vélos, cotoyants des trottoirs pleins de piétons. 
 Le coeur de la ville est constitué d'immeubles immenses aux multiples architectures et fonctions, parfois résidentiels et parfois pas. 
  Enfin, le lac Ontario et les îles proches du centre, qui changent une nouvelle fois la donne et confèrent un petit air de Nature à une ville si développée. 



Il y a vraiment de quoi s'en mettre plein les yeux!! 

Par ailleurs, j'ai également pu commencer l'établissement d'une vie sociale, grâce à une autre PVTiste, Sandrine, qui m'avait contacté via le site pour que l'on se rencontre à mon arrivée, et qui m'a permis également de rencontrer Maud. Promenades dans la ville, visite du St Lauwrence Market, et atelier sur la rédaction de CV et lettres de motivations adaptés au marché de l'emploi Canadien au centre francophone étaient au programme.

Et rencontre en live avec Suhail, étudiant à Toronto qui m'avait proposé l'hébergement pour les premiers jours au cas où je n'aurais rien trouvé pour mon arrivée, il nous a fait une visite bien sympathique des abord de l'université, sans lésiner sur les commentaires amusants et interessants! 

Enfin, ma chère coloc, Sahand, que j'ai juste croisé au cours de la semaine à cause de son travail, mais qui s'est révélée être une coloc au top: aimable, marrante et très interessante. Tout comme Yamuna, elle a à coeur de partager un maximum d'infos, de conseils, et j'ai décidément énormément de chance d'avoir trouvé cet appart! 
Pour célébrer comme il se doit la fin de ma première semaine: fast food devant un match de Hockey! 



Just Canadian Style! 

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I'll translate this article later, when I manage to find time...